WORLD OF ILLUSION
"CAUTION : THIS BOX CONTAINS AMAZING MAGIC. TAKE HOME AND OPEN UP FOR INSTANT DELIGHT !"
DATABASE
TITRE ORIGINAL WORLD OF ILLUSION STARRING MICKEY MOUSE AND DONALD DUCK
ALIAS WORLD OF ILLUSION ALIVE MICKEY & DONALD FUSHIGI NA MAGIC BOX (JAP)
GENRE: PLATEFORME
DEVELOPPEUR: SEGA
MACHINE: MEGA DRIVE
ANNEE: 1992
JOUEUR(S): 2
DIFFICULTE: FACILE
SAUVEGARDE: PASSWORD
MEDIA: CARTOUCHE (ROM)
TAILLE DU JEU: 8 MEGS
REFERENCE: G-4080 (JAP)
DATE DE SORTIE: 18/12/1992 (JAP)
17/12/1992 (USA)
xx/12/1992 (EUR)
PRIX A SA SORTIE: ¥6,800 (JAP)
$49.99 (USA)
449 F (EUR)

COTE

Le jeu est vraiment très courant quelque soit la version convoitée ! L’édition japonaise est peut-être la moins facile à trouver mais reste accessible par le biais du Net et autres bonnes boutiques d’import : comptez environ 25 Euros pour une occaz’ en bon état.
Aux Etats-Unis, le jeu reste très répandu et grâce à un certain site d’enchère, le jeu est pour ainsi dire à portée de main : allez disons un maximum de 15 Euros pour une copie complète et aux alentours de 5 pour la cartouche en loose.
En Europe aussi, le jeu est facilement trouvable : boutiques d’occaz’, marchés aux puces etc... les moyens ne manquent pas pour vous porter acquéreur du soft : entre 3 et 10 Euros pour une cartouche en loose ou un exemplaire complet, pas beaucoup plus...


BON A SAVOIR

Un premier lot de cartouches PAL (vraisemblablement sorti à la hâte) reprend la jaquette de la version américaine (intégralement en anglais donc) et propose des notices "localisées" avec un sens de lecture normal, contrairement aux notices multi-langues habituelles. Elles restent cependant en noir et blanc.


TEST

SYNOPSIS

Une nuit, alors qu’ils s’entraînaient sur un tour de magie pour leur prochain spectacle, Mickey et Donald trouvèrent derrière la scène une étrange boîte à magie... Ni une ni deux notre canard au tempérament explosif prend place dans ladite boîte tout en imaginant l’utilisation qu’ils pourraient bien en faire... et "Poof" le voilà comme aspiré ! Notre Mickey préféré, bien qu’ayant senti venir les embrouilles, lui emboîte (c’est le cas de le dire) le pas et "re-Poof", se retrouve aspiré à son tour !
Une voix résonne alors dans les ténèbres leur indiquant les périls à affronter et la marche à suivre pour retrouver le chemin qui les ramènera chez eux. D’ici là, nos deux compères déambuleront dans un monde d’illusions... aux dangers bien réels !


PRESENTATION
4
L’introduction du jeu est plutôt sobre mais dénote un réel souci du détail. Les plus avisés auront bien entendu remarqué le joli, et discret, effet de rotation sur le tonneau lorsque la caméra bascule de 90°. Durant le jeu, les nombreuses scènes intermédiaires, à l’instar d’un livre d’images, font progresser l’histoire de nos deux héros : hautes en couleurs et très variées, ces illustrations semblent tout droit provenir de la table à dessin de ce bon vieux Walt. L’épilogue, lui, est à l’image de la scène d’ouverture : court, concis et plutôt efficace : rah la la... toute une époque mes amis !
Au niveau du packaging, comme d’hab’, la version japonaise est TRES largement au-dessus du lot ! La jaquette est absolument somptueuse avec un recto qui se prolonge sur le verso par la tranche. La notice, elle aussi, reste magnifique : richement illustrée et aux pages numérotées à la façon d’un jeu de cartes. En dehors du Japon (enfin pour les Etats-Unis quoi !) ça reste ma foi fort potable avec une jaquette de bien bon goût et une notice dans la moyenne. En Europe, comme toujours, les obligations "marketing" de la localisation imposeront les 8 langues de l’U.E. sur la jaquette et dans la notice (en noir et blanc, je le rappelle) : c’est sûr, ça facilite la vie à SEGA mais côté design, ça jure un peu, non ? Mention spéciale, toutefois, pour le 1er batch de versions PAL : le verso provient de la version américaine et la notice, dans mon cas, est 100% française !

GRAPHISMES
5
1992 semble être une année remarquable pour la Mega Drive : en effet, j’ai cette impression que les softs sortis cette année-là semblent être touchés par une espèce de "Grâce" qui les rend non seulement magnifiques mais aussi et surtout intemporels ! Comme vous vous en doutiez donc, le jeu propose un graphisme purement sublime : c’est bien simple, il semble tout droit sorti d’un dessin-animé ! La finesse du trait, la richesse des couleurs, le souci du détail bref une richesse visuelle qu’un Castle Of Illusion laissait entrevoir 2 ans auparavant, qu'un QuackShot confirmait l'année précédente et que World Of Illusion laisse finalement exploser au grand jour ! Que dire de plus ? Que le niveau dans la boîte à biscuits montre ce dont quoi la 16-bits de SEGA est capable ? Que le niveau dans le bocal avec sa distorsion mémorable rivalise avec une Super NES ? Non ! Ne comptez pas sur moi ^_^ ! Bon, toujours est-il que, vous l’aurez compris, ce World Of Illusion est techniquement remarquable et que, même après toutes ces années, il a su conserver son charme d’antan... comme toutes les bonnes productions 16-bits, en fait !

ANIMATION
5
J’ai quelque peu l’impression de me répéter mais là encore, 1992 semble être une année charnière ! Pour ce World Of Illusion, l’animation est des plus fluides d’autant plus que le rythme "assez lent" du jeu s’y prête vraiment bien. Mais les développeurs nous l’ont tout de même soignée car en 1992, elle semblait tout droit sortie d’un dessin-animé : nombreux patterns d'animation, moult effets spéciaux (parfaitement maîtrisés, j’ajouterai...) et tout un tas de mimiques aussi bien pour vos adversaires que pour nos deux héros... le tout dans la joie et l’allégresse puisque qu’aucun ralentissement ni aucun effacement ne viennent gâcher cette fête ! De l’excellent travail, donc !

JOUABILITE
4
Du bon boulot ma p’tite dame ! Les deux personnages, Mickey et Donald, bénéficient d’une jouabilité (hélas ?) similaire mais parfaitement huilée : tout répond au doigt et à l’œil ! En même temps, et pour rester objectif, (Mode "Wermus" ON) il faut bien avouer que le challenge proposé par le jeu ne met guère sa maniabilité à rude épreuve (mode "Wermus" OFF). Cependant, on saluera le travail des développeurs qui nous proposent des mécanismes de jeu à deux originaux, rudement bien fichus et finalement assez variés !

DUREE DE VIE
3
Aïe ! C’est là que le bas blesse ! Destiné aux plus jeunes (enfin, j’imagine...) et proposant avant tout un mode 2 joueurs certes très bien construit mais excluant de ce fait des passages plus complexes et davantage propices à un challenge plus épicé, le jeu n’offre donc qu’une difficulté des plus modérées. Les cinq niveaux bien que suffisamment longs, se traversent à vitesse grand V sans jamais réellement opposer de résistance au(x) joueur(s). Les développeurs ont cherché à pallier cette carence en incluant des niveaux "inédits" selon que vous opterez pour Mickey ou Donald lors d’une partie en solo : d’ailleurs, on remarque que les niveaux qui attendent ce bon vieux Donald semblent être sensiblement plus ardus, correspondants sans doute à un mode "HARD" hélas encore un peu trop léger. Sans aucun doute possible, LE talon d’Achille de cette perle vidéoludique !

SON
5
Rien de particulier à signaler au niveau des bruitages : plutôt nombreux et globalement variés, ils restent cependant assez discrets. Nos héros bénéficient même de quelques voix digit’, la grande classe sur Mega Drive, ainsi les "Alakazam" succèdent aux autres "Qwark" lorsque Donald se fait toucher. Il n’y a là certes rien d’exceptionnel mais je trouvais ça tellement kawai qu’il fallait que je le souligne !
La bande sonore, elle, boxe dans une toute autre catégorie. Catégorie que Walt Disney, d’ailleurs, n’aurait sans doute pas reniée : les différents thèmes, en plus de toujours très bien coller au niveau correspondant, ont cette espèce de bonhomie, cette insouciance caractéristique des anciennes productions Disney (les "classiques", quoi !). La mayonnaise entre image et son prend ! Elle prend d’ailleurs tellement bien que, même après toutes ces années, l’ambiance de ce World Of Illusion semble ne pas avoir pris une seule ride, preuve s’il en ait de l’excellence du travail accompli alors.
Plus de détails...

ACCESSIBILITE
5
Quelle que soit la version, les prologue et autres intermèdes sont suffisamment démonstratifs pour que tout un chacun comprenne aisément l’histoire. Bien entendu, en anglais (et seulement en anglais, même si vous aviez acheté votre jeu au Mammouth du coin !) c’est quand même infiniment plus compréhensible qu’en langue nippone !
En ce qui concerne le gameplay, là encore, vu le jeune public ciblé, rien de sorcier : quelques minutes suffiront pour vous familiariser avec les commandes... ensuite, c’est que du bonheur !

LES +LES -
+ Facture technique remarquable !
+ Mode 2P...
+ Bande sonore féerique !
+ Ambiance mémorable.
- Bien trop facile.
- Et c'est tout !

VERDICT
9

Pas de doute possible, 1992 est une GRANDE année pour la 16-bits de SEGA : Sonic 2, Streets Of Rage 2, Thunder Force IV... les hits se suivent, ne se ressemblent pas et sont autant de perles que l’on enfile sur le collier "Mega Drive" ! Pour compléter cette pièce de joaillerie, j’ajouterai également ce World Of Illusion ! Tout ça pour les fêtes de fin d’année ? Y’a pas à dire, SEGA chouchoutait ses joueurs !
Développé par SEGA donc sous licence Disney, World Of Illusion Starring Mickey Mouse And Donald Duck (ouf !), est un jeu de plateforme qui, et c’était une première je crois, permettait à deux joueurs de prendre part à l’aventure simultanément. Il en découle de ce fait un gameplay et tout un tas de mécanismes qui mettent la coopération au cœur du jeu. Projeter votre compère sur une plateforme en hauteur pour que celui-ci puisse vous hisser avec une corde... Tirer Donald dont le fondement quelque peu proéminent, l’empêche de traverser certains passages trop étroits... Les exemples sont nombreux et savamment distillés tout au long de votre périple. Enfin, je dis "périple", je devrais plutôt parler de "promenade de santé" puisque le jeu ne souffre que d’un seul défaut : une trop grande facilité ! Du coup, et même si le soft propose un nombre de niveaux conséquent, leur faire courber l’échine sous vos coups de cape magique est une vraie partie de plaisir et c’est peut-être là, paradoxalement, son plus gros point fort (sa facture technique remarquable mise à part, bien entendu !) : le plaisir qu’il procure ! On se balade, tranquille, dans des niveaux somptueux, variés... en éliminant (gentiment, j’insiste !) les vilains qui s’opposent à votre progression : c’est coloré, c’est doux, c’est sucré... comme la tarte aux fruits de ma Môman... bref, ça se mange sans faim et, lorsqu’on a fini, on en reprend une part ! World Of Illusion, c’est ça : un jeu tellement plaisant, et qui aujourd’hui rappelle tellement de bons (si ce ne sont d’excellents) souvenirs, qu’on y joue simplement pour le plaisir d’y jouer (et ce ne sont pas RaF, FMR ni même CyR qui me contrediront...), sans autre objectif ni finalité... et croyez-moi, les jeux à même de s’offrir ce luxe sont extrêmement rares (à l’époque déjà, alors imaginez de nos jours !).
Bref, si vous avez la chance et/ou le bon goût d’avoir encore une Mega Drive chez vous, faites-vous ce plaisir et accordez-vous un moment : juste le temps d’une petite partie pour vous convaincre, si besoin ait, que ce World Of Illusion figure parmi les classiques de la Mega Drive, aux côtés des mythiques Castle Of Illusion et autre QuackShot ! Un hit tout bonnement intemporel qui, 15 ans après sa sortie, a depuis belle lurette, et avec tous ses potes du même genre sur MD, rejoint le Panthéon des jeux de plateforme !


OYEZ, OYEZ... $HITI VOUS PARLE ! (NdH.S. : Alors écoutez-le !)

Fan absolu de l’univers "magico-gnangnan" de Walt Disney depuis ma plus tendre enfance, c’est avec un grand intérêt que je suivais, à l’époque de ma prime jeunesse, les sorties de tous ces chefs-d’œuvre que furent The Lucky Dime Caper, Castle Of Illusion, Mickey Mania, QuackShot, Aladdin, etc... Mais je dois avouer que le jeu qui nous intéresse aujourd’hui, WOI pour les intimes, garde une place à part dans mon cœur de gamer. Alors, pour faire bref, oui c’est vrai que le jeu est très beau (comme tout ce que nous pondait SEGA sur Disney à l’époque), que les musiques restent en tête et que la maniabilité est au poil, mais ce qui le différencie vraiment des autres productions, c’est son somptueux mode deux joueurs, où le mot "coopératif" prend tout son sens, et qui nous offre presque un deuxième jeu pour le prix d’un !
En effet, en mode solo vous choisissez Mickey ou Donald pour aller d’un point A vers un point B. Mais à deux, et c’est là qu’on voit que SEGA a du respect pour le client, les parcours diffèrent : les endroits jadis inaccessibles deviennent soudain des passages à emprunter grâce à la possibilité qu’on a de se porter l’un l’autre, se faire rebondir, se hisser, se tirer (hilarantes animations de Donald et son gros popotin que Mickey doit tirer de toutes ses forces pour passer sous un rocher un peu trop à ras le sol), etc... Et là, c’est que du bonheur, on joue enfin vraiment AVEC l’autre, et c’est les yeux tout émerveillés par la magie Disney qu’on ressort d’une partie, et un peu en sueur aussi, parce que le jeu n’est pas aussi facile qu’il en a l’air... parfois. ^_^ ! Bref, et je suis certain que le speech de l’ami H.S. vous a déjà convaincu, c’est un soft indispensable pour quiconque se targue d’avoir encore une Mega Drive en état de marche à la maison...


WORLD OF ILLUSION

C’est vrai que 1992 est une grande année pour la MD, je suis tout à fait d’accord avec toi sur ce point. En plus les jeux SEGA estampillés Disney sont vraiment très bons, comme les Capcom d’ailleurs.

aweb - le 12 mars 2008 - 14:20
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