STRIDER
"YOU FOOL, YOU THINK YOU CAN DEFEAT THE MASTER !"
DATABASE
TITRE ORIGINAL STRIDER HIRYU
ALIAS STRIDER (USA & EUR)
GENRE: ACTION / PLATEFORME
DEVELOPPEUR: SEGA
MACHINE: MEGA DRIVE
ANNEE: 1990
JOUEUR(S): 1
DIFFICULTE: 3 NIVEAUX DE DIFFICULTE
SAUVEGARDE: NON
MEDIA: CARTOUCHE (ROM)
TAILLE DU JEU: 8 MEGS
REFERENCE: G-4037 (JAP)
N/A (USA)
N/A (EUR)
DATE DE SORTIE: 29/09/1990 (JAP)
xx/xx/1990 (USA)
xx/xx/1991 (EUR)
PRIX A SA SORTIE: ¥7,800 (JAP)
$69.99 (USA)
449 F (EUR)

COTE

Le jeu est facilement trouvable. Comptez environ 10 Euros pour une copie européenne en très bon état. Aux alentours de 15 Euros pour une version japonaise ou américaine complète et en bon état !


BON A SAVOIR

Dans la version japonaise une digit vocale de Hiryu accompagne les coups de Cipher. Celle-ci est curieusement absente des versions américaine et européenne.
Strider est une des premières cartouches 8 MEGS ; l’immense logo "8MEGA MEMORY" sur la jaquette est là pour nous le rappeler. D’ailleurs, le jeu fut vendu $69.99 aux Etats-Unis, une véritable fortune !
Strider fut initialement un manga de Moto KIKAKU, publié en 1988 dans le magazine "Monthly Comp Comics". CAPCOM fut, semble-t-il, impliqué dans la création du manga. Il n’aura cependant qu’une durée de vie de quelques mois...
Pour tester la popularité du personnage de Hiryu, CAPCOM l’a introduit dans le cross-over Marvel Vs. Capcom. Sa popularité fut telle qu’elle décida CAPCOM à sortir Strider 2.
Le jeu est également sorti en arcade bien sûr et sur NES, Master System, PC Engine Super CD-ROM², PlayStation, PSP et Xbox mais aussi sur Amiga, Atari ST, Amstrad CPC, Commodore 64 et X68000.


TEST

SYNOPSIS

Les Striders sont un peu les Jedis des temps modernes, une élite anti-terroristes faisant respecter l’ordre et la loi dans le monde.
AD 2048, vous incarnez Hiryu, le plus jeune mais surtout le plus doué de tous les Striders. Armé de votre "Cipher Falchion", le sabre laser des Striders, vous vous empresserez de débarrasser le monde du groupe de terroristes humanoïdes à la solde du Grand Maître Meio, qui a un petit air de famille avec notre Empereur Palpatine, vous ne trouvez pas ?
Votre quête vous mènera de Fafazu, ville européenne proche de la frontière Russe à la base orbitale du Maitre Meio, la "Third Moon". Vous devrez pour cela traverser les plaines de Sibérie et la Forêt Amazonienne.


PRESENTATION
5
La présentation dans cette adaptation Mega Drive est vraiment très soignée. L'introduction est aussi courte que superbe, les graphismes sont magnifiques est le rire du Grand Maître Meio résonne aujourd'hui encore dans mes oreilles. Les niveaux sont entrecoupés d'une série d'images et de texte qui donnent un peu de consistance au scénario. Cette adaptation se voit gratifiée d'une fin originale et très soignée qui n'était pas présente dans la version arcade. Superbe, tout simplement.
(NdH.S. : ...sans parler de cette jaquette japonaise absolument divine, comme toujours sur Mega Drive ! Etrangement, les jaquettes US et PAL, bien que radicalement différentes, ont un certain charme !)

GRAPHISMES
4
C'est très simple, Strider ne fut ni plus, ni moins que l'une des premières "killer app" de la Mega Drive. Il s'agit d'une très très bonne conversion. Les niveaux sont variés, chaque stage tranche radicalement avec le précédent et apporte son lot d'originalités ludiques et visuelles.
Bien sûr les graphismes sont légèrement moins détaillés et moins fins que ceux de la version arcade, mais on chipote là. On sent très bien la patte de SEGA derrière tout ça.

ANIMATION
3
Strider saute et virevolte dans tous les sens. Les séquences d'animation ne sont pas des plus détaillées et les mouvements de certains sprites paraissent un peu hâchés, comme ceux des loups du deuxième niveau, mais cela reste très correct pour un jeu de 1990. Les sprites sont nombreux et de bonne taille. On n'échappe toutefois pas à quelques clignotements et autres effacements par ci par là lorsque l'écran est surchargé. Rien de très gênant toutefois !

JOUABILITE
4
La prise en main est immédiate : avancer, sauter, glisser et tailler du terroriste humanoïde. Quelques secondes suffisent à prendre Hiryu bien en mains et lui faire faire des pirouettes et autres sauts périlleux. Notre héros s'accroche automatiquement (NdH.S. : un peu trop "automatiquement" à mon goût ^_^ !) aux plateformes, aux murs, en fait à n'importe quel élément du décor.

DUREE DE VIE
3
Le jeu n'est pas très long : il se termine en 30 minutes montre en main. Aujourd'hui cela peu sembler ridicule alors que tout le monde crie au scandale lorsqu'un jeu se fini en moins de 15 heures. Toutefois, n'oublions pas qu'il s'agit d'un jeu d'arcade et je vous vois mal debout devant votre borne d'arcade à la "Foire aux Oignons de Brumath" pendant 15 heures d'affilé. Vous feriez moins les malins !
La difficulté est bien dosée et ne devrait pas vous rebuter. Le dernier stage, en revanche, vous donnera sans doute du fil à retordre ; surtout la partie en gravitation où il faut faire preuve d'un timing de champion du monde pour ne pas finir perdu dans l'espace.
Enfin, la possibilité de récupérer les options, ainsi que la panthère robotique par exemple, rallonge la "replay value". En effet, il n'est pas aisé de conserver longtemps nos petits robots, sauf en Easy dans le premier stage, et donc les apparitions de la panthère sont rares et demanderont une certaine expérience de jeu.

SON
4
L'ambiance sonore de Strider est très particulière. La musique est discrète et semble suivre l'évolution de la situation. Elle s'accélère lorsque le danger guète, devient plus discrète à d'autres moments pour finir en apothéose pour le combat final contre le Grand Maitre Meio. Il arrive même que la musique disparaisse complètement par moment laissant la place aux bruitages pour provoquer la surprise du joueur, notamment pour le début du stage de l'amazonie. Cela donne une ambiance très particulière : Hiryu découvre un nouveau monde et la musique démarre doucement après quelques pas du héros et une première traversée du fleuve rempli de piranhas.

ACCESSIBILITE
4
La compréhension de la langue n'est pas obligatoire et vous ne serez guère bloqués dans la version japonaise par un défaut de compréhension d'autant plus que les menus y sont en anglais. Toutefois, vous manquerez les délicieux intermèdes en images et leur phrases choc dignes de celles de Street Fighter II. Il s'agit de CAPCOM après tout...
A noter que la version PAL est en anglais uniquement !

LES +LES -
+ Une ambiance unique...
+ Action non-stop !
+ Variété des décors et des situations.
+ Les graphismes superbes.
+ La sphère anti-gravité du Balrog !
- Un peu court (seulement 5 stages) !
- Non, rien du tout...

VERDICT
9

Strider est sorti initialement en 1989 en arcade. Il a ensuite été adapté sur de nombreux supports. C’est SEGA qui se chargea de reprogrammer la conversion du jeu d’arcade de CAPCOM pour la Mega Drive, et ça se sent car le jeu est vraiment soigné à tous les niveaux. C’est simple, il s’agissait tout simplement de la meilleure conversion, à l’époque, du jeu d’arcade sur une console de salon. Et il y en a eu.
La plus remarquable fut sans doute la version PC Engine Super CD-ROM² qui devait initialement sortir sur SuperGraphX. Celle-ci nécessitait l’utilisation de l’Arcade Card et bénéficiait d’un stage inédit (le désert) ainsi que de nouvelles "cut scènes" animées comprenant des "arts" originaux complétés par des digits vocales des différents protagonistes, comme ce fut le cas en arcade. Graphiquement, cette version est malheureusement en deçà du portage Mega Drive. Enfin, une adaptation de Strider a également vu le jour sur NES en 1990. Cependant, le titre n’a rien à voir avec le jeu d’arcade d’origine puiqu’il s’agit plus d’une quête mêlant action, aventure avec un soupçon de RPG.

Mais revenons à cette version Mega Drive. Les graphismes sont superbes pour l’époque et restent aujourd’hui encore agréables à l’œil pour celui qui apprécie les jeux d’actions en 2D. La ville de Fafazu est somptueuse avec ses dômes dorés en arrière plan, on se croirait transporté dans la Russie de 2048. Les pleines de Sibérie du deuxième stage sont magnifiques et les autres niveaux ne sont pas en reste. C’est bien simple, la première fois que j’ai allumé ma console après avoir enfiché la cartouche, je suis resté scotché à ma chaise en m’exclamant : "C’est boooooooo !". Nous étions bien entendu en 1992. De plus, il se dégage de ce jeu une ambiance particulière, terriblement bien retranscrite. On se croirait revenu au temps de la guerre froide ou le monde libre envoie son meilleur agent, j’ai nommé Hiryu, pour se débarasser de la menace du bloc de l’Est sous l’emprise du Grand Maître Meio. En tous cas, moi j’adore.
En mode Normal et Hard, le jeu est assez difficile, mais rien d’insurmontable avec un peu de persévérance. En revanche, certains passages dans le dernier stage peuvent donner pas mal de fil à retordre. Vous aurez également la possibilité de ramasser des "options" au travers des différents stages. Ce sont de petits robots qui gravitent autour du héros et qui l’aident à se débarrasser des ses ennemis. Si vous récoltez deux options et que vous arrivez à les gardez suffisamment longtemps, vous aurez alors la possibilité de faire appel à une panthère bio-mécanique très efficace pour nettoyer du terroriste.

Ses détracteurs lui reprochent d’être un jeu bourrin et sans intérêt... Bien sûr, c’est un jeu d’action à l’ancienne et donc le principe est on ne peut plus simple : il suffit d’avancer et de vous frayer un chemin jusqu’au boss. Mais les situations sont originales et variées comme la monté vers le vaisseau Balrog avec ce jeu d’ombre et de lumière dans le deuxième stage ou les séquences en gravité inversée à l’intérieur de ce même vaisseau, et l’action non-stop maintient le joueur sous tension jusqu’à la fin. Cette dernière bataille justement, magnifiquement mise en scène sur la Third Moon. Tous ces éléments font de Strider un jeu à part et une référence.

Bref, pour ma part, je dirais plutôt que Strider est un jeu d’action pur et rare comme il n’en existe plus beaucoup aujourd’hui. Une cartouche incontournable sur Mega Drive.


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