DATABASE
TITRE ORIGINAL
STREET FIGHTER II THE WORLD WARRIOR
GENRE:
VS FIGHTING (2D)
DEVELOPPEUR:
CAPCOM
MACHINE:
ARCADE
ANNEE:
1991
JOUEUR(S):
2
DIFFICULTE:
NORMALE
MEDIA:
PCB (ROM)
HARDWARE:
CAPCOM CPS-1
CONTROLE:
8 DIRECTIONS - 6 BOUTONS
REFERENCE:
N/A
DATE DE SORTIE:
xx/xx/1991
PRIX A SA SORTIE:
N/C
COTE
Largement répandue à travers le monde entier, cette première itération du jeu se trouve "presque" aussi facilement que du Coca-Cola ! Jeu légendaire oblige, il faudra malgré tout mettre la main au porte-monnaie : comptez entre 70 et 110 Euros pour une PCB en parfait état de marche. Ça reste, avouons-le, plutôt abordable pour un "morceau d’Histoire", non ?
BON A SAVOIR
Le premier des quatre bosses, M. Bison dans la version japonaise, est inspiré du boxeur américain Mike Tyson.
En dehors du Japon, M. Bison se nomme Balrog, Balrog se nomme Vega et Vega se nomme M. Bison, sans doute par crainte d’une action en justice de la part de Mike Tyson.
Ryu, Ken, Balrog (Mike Bison) et Sagat sont les seuls rescapés du Street Fighter originel de 1987.
Le développement du jeu a commencé fin 88 !!!!! Avant même la sortie de Final Fight (1989).
La première adaptation sur console de salon fut sur Super Famicom. NINTENDO avait signé un contrat d’exclusivité de deux ans avec CAPCOM si bien que Street Fighter II ne fut adapté sur aucune autre machine.
Street Fighter II a certainement été le jeu d’arcade le plus piraté poussant même CAPCOM à sortir de nombreuses versions intermédiaires comme Street Fighter II Hyper Fighting (Turbo au Japon). La plus célèbre de ces versions dites "bootleg" étant certainement Street Fighter II’ - Rainbow Edition avec entre autre le Tiger Uppercut qui balance, en prime, un mur de Hadoken... La prolifération de ces versions piratées fut telle que CAPCOM se décida à sortir Super Street Fighter II : The New Challengers à la hâte et sur son nouveau système CPS-2, dont l’algorithme d’encryptage ne fut cracké qu’au début des années 2000.
La version définitive du jeu est sans nul doute Super Street Fighter II X : Grand Master Challenge sortit en 1994.
CAPCOM, sous le label PONY CANYON / SCITRON, a sorti un album de l’OST du jeu : STREET FIGHTER II G.S.M. CAPCOM 4 (PCCB-00056).
CAPCOM, toujours sous le label PONY CANYON / SCITRON, a sorti un album ré-arrangé du jeu : STREET FIGHTER II Image Album (PCCB-00075).
TEST
SYNOPSIS
Afin de savoir lequel d’entre eux peut se prévaloir du titre de l’homme le plus fort du monde, huit combattants issus des quatre coins du globe aux styles de combat allant du sumo au yoga (oui messieurs, le yoga aussi peut faire très mal...) s’affrontent au sein du tournoi de Street Fighter.
Ces huit combattants ne se trouvent pas ici par hasard, chacun d’entre eux a, en effet, une bonne raison de participer à ce tournoi. Il semble que beaucoup de mystères entourent également son organisateur l’énigmatique M. Bison...
PRESENTATION
3
L'introduction est on ne peut plus sommaire mais ô combien sujette à polémique. En effet, deux hommes au pied d'un immeuble, celui de gauche, dit "le black", reçoit un coup de poing de celui de droite, "le blanc", blond aux yeux bleus et... on s'arrête là. Même si à l'époque c'était sûrement fait sans arrière-pensées, il serait aujourd'hui impensable de voir pareille intro. D'ailleurs elle sera supprimée lors des portages sur consoles "grand public" pour le ménager... le grand public ^_^
Chaque combat est précédé d'une voix digitalisée indiquant le pays de destination suivi de l'écran de versus. Ca faisait fureur en 1991 !
Enfin, chaque personnage dispose d'un épilogue personnalisé, ce qui a non seulement pour intérêt d'augmenter la durée de vie du jeu mais insuffle également un peu de vie à ces sprites en leur attribuant une histoire.
GRAPHISMES
4
Des sprites immenses et détaillés ainsi que des décors somptueux : un par combattant, tous TRES différents, bourrés de détails, hauts en couleurs et emprunts de références culturelles !!! Du jamais vu pour l'époque !
Etant donné que les combats se déroulent aux quatre coins du globe, nous aurons ainsi droit à une rue chinoise, un temple indien, un casino à Las Vegas et même un bain public japonais. De ce fait l'ambiance y gagne en profondeur et chaque personnage en personnalité ce qui offre une atmosphère plutôt familière à ce jeu de bistro.
ANIMATION
4
Un nombre de frames différents inégalé jusqu'alors !!! On croit rêver ! Nous sommes en 1991, Ryu pliant son genou gauche et tendant sa jambe droite pour lancer son "Hadoken". Les projections, les poses de victoire, les personnages qui bougent sur place (ils respirent comme pour de vrai !), ont des mimiques lorsqu'ils se prennent un coup et disposent d'un nombre de mouvements unique !
L'effet sur le sol (NdH.S.: non ! c'est pas de la parallaxe... c'est le même effet qu'utilisera SNK sur Super Sidekicks 2 et 3... "Line Scaler"... un truc dans le genre...) et les petites animations dans le décor de fond viendront également égayer la scène de combat.
JOUABILITE
5
Street Fighter II fut le premier jeu d’arcade à proposer un contrôle à six boutons, SIX !!! Du jamais vu !!! Trois niveaux de puissance et un panel de coups ahurissant qui permettait réellement (les coups spéciaux mis à part) de simuler de vrais combats d'arts martiaux... De plus, chaque personnage est caractérisé à outrance (pour 1991 !) avec ses points forts, ses faiblesses et SON style de combat (transposé de façon très réaliste à l'écran). Il y avait ainsi moyen de faire quelque chose avec chacun d'entre eux même si certains étaient plus faciles d'accès que d'autres (Ryu/Ken ou Zangief... y'a pas photo !)
Et les manips au joystick ! Quart avant ? Uppercut ? Aujourd'hui, en plus d'être un standard, ces termes sont entrés dans le langage courant des joueurs : "quart-arrière... yogaflame avant" et hop, un Power Geyser ! (oups... mon côté SNK qui resurgit ^_^ !) Il est également possible de mettre son adversaire dans les vaps' quelques secondes... lorque celui-ci se fait cogner plus que de raison dans un certain laps de temps ! Au final une diversité jamais vue à ce jour ! CAPCOM, c'est sûr, a définitivement lancé le genre du jeu de combat en versus.
DUREE DE VIE
5
Le mode solo !
L'A.I. est un peu cheap et facilement "maîtrisable" passées quelques heures de jeu... Mais ceci reste relatif, j'y joue encore avec autant de plaisir depuis 1991 et maîtriser les huit personnages demande pas mal d'heures de jeu (NdH.S.: trois, en fait ^_^!). Une fin personnalisée pour chaque personnage renforce encore un peu plus l'intérêt du mode solo. (NdH.S.: plus connu sous le nom de mode "j'ai pas d'amis"...)
Le mode "deux joueurs" !
L'affrontement de l'esprit contre l'esprit (celui qui hésite se fait tailler en pièces...), la dextérité contre la dextérité : Street Fighter II, où quand le jeu vidéo, devient soudain le théâtre de combats sans fin : une simple interface avec laquelle on se mesure à d'autres, on teste sa dextérité au joystick ainsi que sa connaissance et sa maîtrise du jeu. Vaincre ou périr... De là à parler des vertus socialisatrices du jeu, il n'y a qu'un pas...
Du coup, pour les salles d'arcades, c'est le jackpot... avec une durée de vie quasi infinie... On raconte même que dans certains grands game-center de Tokyo, le jeu avait été amorti en quelques jours seulement... s'en sont alors suivis des années de bénéfices.... $$$
SON
5
Des musiques sublimes signées Yoko SHIMOMURA (et Isao ABE dans une moindre mesure), chaque stage ou personnage disposant de son propre thème : celui de Blanka, Ken, Guile ou Balrog (l'espagnol) etc... ah, que d'excellents souvenirs ! Les voix digit': "Hadoooken !", "Shoooooo Ryu Ken !" et bien sûr le mythique "Cyyyyyclone Kick" ! On avait JAMAIS vu (enfin, entendu...) ça... JAMAIS et NULLE PART AILLEURS. De plus, lorsque le combat approche de sa fin, la musique s'accélère histoire de mettre la pression sur le plus mal en point (NdH.S.: tu crois que la machine flippait aussi à ce moment-là ?) et de rendre vos mains plus moites qu'elles ne l'étaient déjà !
Plus de détails...
ACCESSIBILITE
3
Il vous faudra impérativement maîtriser les manipulations au joystick pour apprécier ce jeu à sa juste valeur. Mais depuis 1991, les jeux de combat 2D en versus sont entrés dans les moeurs, non ?
LES + LES -
+ Un jeu légendaire !
+ Les musiques et les bruitages !
+ La variété des décors !
+ Les Bonus Stages !
- Peut paraître aujourd'hui limité au niveau du gameplay !
- Des bosses pas (encore !) jouables !
VERDICT
9.5 Comme on pouvait lire en 1991 dans la presse spécialisée : "Street Fighter II imite la réalité et l’amplifie : les bruits des coups sont exagérés et les impacts sur les persos feraient presque mal... bref, tout impressionne !!! "
Lorsque je pense à Street Fighter II je me retrouve tout de suite à cette époque, dans ce café de Wissembourg par-delà l’Outre Forêt (NdH.S. : vous connaisez Asegard, à l’extrême Nord de l’Europe... ben là, c’est pareil mais en l’Alsace ^_^ !). Cette odeur de cigarette une fois la porte poussée, ces discussions de comptoirs et au fond ce bruit sourd dans lequel on distingue vaguement des cris : "Sho Ryu Ken !", "Sonic Boom !" et deux, trois fins connaisseurs rassemblés devant cette borne d’arcade... Street Fighter II !!! Oui, j’avais 14 ans et je me souviens encore d’un camarade de classe me disant, "Ils ont un nouveau jeu chez Lambert (NdH.S. : "Chez Lambert", c’était le nom du troquet... dès fois que vous aussi, vous souhaiteriez vous replonger dans cette ambiance... Pour l’adresse complète, laissez un post...), c’est génial ! Y’a huit persos : un militaire, une chinoise, deux karatékas, un sumo, une espèce de bestiole qui fait de l’électricité, on peut faire des boules de feu, tu verras c’est génial !". Nous étions en 4ème... :-)
Je me souviendrai toute ma vie de cet écran un peu jauni par les années, ce décor de Blanka, Chun-Li avec son jeu de jambe, envoûtant pour un gamin de 14 ans. Bref, de ce jeu de légende qui marqua le passage vers une nouvelle génération. Un palier, je dirais même qu’un étage venait d’être franchi permettant ainsi à CAPCOM d’entrer dans le cercle très fermé des TRES GRANDS éditeurs, ceux qui écrivent l’Histoire du jeu vidéo.
Avec Street Fighter II, un nouveau genre venait de voir le jour, Fatal Fury de SNK, lui, était classé dans la catégorie des beat’em all par les magazines spécialisés et l’histoire était en marche : il y avait maintenant un avant et un après Street Fighter II ! CAPCOM n’a pas fait les choses à moitié : en témoigne la pléthore de portages sur consoles de salon. Le dernier en date : Street Fighter II’ Hyper Fighting sur Xbox360 !! 15 ans après ! C’est dire ! L’arrivée de Street Fighter II sur Super Famicom fut également un GRAND moment de cet âge d’or des jeux 16-bits (tout comme le fut l’arrivée de Sonic sur Mega Drive !)...
Son premier vrai concurrent, à mon sens, fut Fatal Fury 2 !!! Techniquement supérieur, un gameplay tout aussi intéressant, un peu plus joli (encore que...), une bande sonore de meilleure qualité, plus de voix mais juste un petit problème au niveau de l’équilibre entre les persos (~presque~ parfait dans Street Fighter II... un peu plus brouillon chez SNK).
Alors quoi qu’en pense la génération actuelle, Street Fighter II est, et restera, un jeu de légende. Essayé pour la première fois en 1991, je ne refuse jamais un petit combat avec Ryu et aime toujours distribuer quelques "Spinning Bird Kick" avec Chun-Li ! Si vous avez 26 ans passés en 2006, je n’ai certainement pas besoin de vous convaincre de la qualité de ce jeu. En revanche que dire à la nouvelle génération élevée à la PS2 et autre Soul Calibur ? Tout simplement que si il n’y avait pas eu de Street Fighter II, il n’y aurait certainement pas de Soul Calibur aujourd’hui... ;-)
Non plus sérieusement, même si c’est mon coeur qui parle... Street Fighter II tient toujours la route : graphismes tip-top, voix digitalisées et bruitages exempts de reproches, maniabilité fluide et agréable. Bien sûr, comparé à un jeu plus récent, il sera difficile d’enchaîner un "15-Hits Combo", mais ce n’est pas le but non plus. Et puis j’aime son côté "old-school", avec ses combats parsemés de Bonus Stages, un décor par personnage, chaque décor son thème et une vraie fin pour chacun, même s’il ne s’agit que de 4 images statiques... ça compte, ça fait propre ! C’est le genre de choses qu’on ne retrouve plus dans les jeux du même genre aujourd’hui.
Il y a des jeux comme ça qui n’auront jamais à rougir ! Ceux qu’on appelle légendaires . Street Fighter II EST de ces jeux-là !!!