SHADOW OF ROME
"THERE IS NO MERCY IN JUSTICE"
DATABASE
TITRE ORIGINAL SHADOW OF ROME
GENRE: ACTION
DEVELOPPEUR: CAPCOM
MACHINE: PLAYSTATION 2
ANNEE: 2005
JOUEUR(S): 1
DIFFICULTE: DIFFICILE
SAUVEGARDE: MEMORY CARD (166 KB)
MEDIA: DVD-ROM
REFERENCE: SLPM-65883 (JAP)
SLPM-66745 (CapKore)
SLUS-20902 (USA)
SLES-52950 (EUR)
DATE DE SORTIE: 10/03/2005 (JAP)
24/05/2007 (CapKore)
08/02/2005 (USA)
04/02/2005 (EUR)
PRIX A SA SORTIE: ¥6,980 (JAP)
¥2,079 (CapKore)
$39.99 (USA)
59.99€ (EUR)

BON A SAVOIR

Le jeu est également disponible dans la collection "CapKore" au Japon.


TEST

SYNOPSIS

En 44 av JC, l’assassinat de Jules César sème la confusion dans l’empire romain. Vipsanius, père d’Agrippa, notre héros, est arrêté et sera exécuté à l’issue des jeux du cirque qui permettront au vainqueur d’être le bras vengeur de Rome. Sur le front germain, Agrippa a juste le temps de trucider quelques barbares avant de revenir en hâte à Rome assister à l’exécution publique de sa mère. Pour sauver son père et laver l’honneur de sa famille, il devient gladiateur, guidé en cela par l’énigmatique Claudia. Pendant ce temps, Octavianus, ami d’Agrippa et neveu de César, mène l’enquête parmi les sénateurs corrompus afin de lever le voile sur l’odieuse conspiration (Tu quoque mi fili..., Ah l’ingratitude des enfants !).


PRESENTATION
5
Après des cinématiques qui reprennent en approfondissant ces lignes, le jeu commence, alternant les combats sanglants d’Agrippa et les infiltrations discrètes d’Octavianus. Le tout agrémenté de cut-scènes splendides. C’est du CAPCOM et ça se voit, c’est beau à en détendre une corde de piano !

GRAPHISMES
4
Graphiquement, Shadow of Rome sans pour autant être une apothéose munificente d’un ruissellement de couleurs qu’assènerait des développeurs, sous les rugissements de l’enthousiasme populaire d’un gamer ivre d’admiration, reste agréable. Certes, cela aliase et scintille un peu et certaines textures sont loin d’être un enchantement visuel. Mais cela ne nuit aucunement à l’environnement graphique global, socle d’airain sur lequel s’érige en fanfare une superbe ambiance générale.

ANIMATION
5
Le jeu reste fluide en toute situation, les personnages sont très bien animés et les expressions des visages, très travaillées sont déconcertantes.

JOUABILITE
4
Agrippa – Du Gladiator maximum - Note: 5/5
Les combats en arènes sont une véritable boucherie. Le sang gicle de partout, quand elles ne sont pas broyées par des fléaux d’armes, les têtes tombent, roulant près de bras fraîchement coupés. On s’inquiète du plaisir pris par cette sculpture au cimeterre (vite un psy !). D’ailleurs le jeu encourage vicieusement cette sauvagerie du joueur. En effet, la barbarie d’Agrippa excite les foules et provoquer l’effervescence dans les gradins signifie bien souvent de nouvelles armes et bonus, jetés en récompense. Les ennemis sont impressionnants : barbares de deux mètres, gnomes aux lames acérés, tigres affamés et autres éléphants de guerre. Mais les combats ne se limitent pas seulement aux Batailles royales (un seul survivant) à la stratégie sommaire, il faudra affronter des épreuves bien plus perverses : les "Forteresses" dans lesquelles il s’agit de vaincre un boss après avoir pénétrée son enceinte à l’aide de catapultes et éliminés tous ses gladiateurs, les épreuves opposant le joueur à la faune bigarrée africaine (fauves, éléphants, vautours...), les épreuves où il faut détruire les statues adverses sur le modèle du "capture the flag" en gérant des coéquipiers à l’intelligence relative. Cependant, l’ambiance grisante des combats atteints son paroxysme dans les phases de courses de char : un enchantement par la simplicité du gameplay et le dynamisme des angles de caméra choisis. Of course (de char) pour toutes ses épreuves, Agrippa a à sa disposition la panoplie complète du parfait petit chirurgien antique (hallebardes, cimeterres, masses, fléaux, épées, glaives...), afin de trancher, découper, écrabouiller et éviscérer ses adversaires.

Octavianus – Du Metal Gear minimum - Note: 3/5
Bien vite pourtant, le joueur déchante. Afin de faire progresser l’intrigue, des phases d’infiltration avec Octavianus, charmant minet de la haute société romaine, viennent interrompre les joutes dans l’arène. Il devra utiliser son art du déguisement pour surprendre les gardes, suivre des sénateurs, récupérer des objets faisant un peu de lumière sur la conspiration et son art de la rhétorique pour se sortir de situations à priori inextricables. Car l’infiltration est sans pitié, un coup de glaive et c'est le game over dégradant. Les premières missions sont plaisantes, toutefois à la longue, l’IA calamiteuse des NPCs agacent très vite et transforment l’infiltration en un vain jeu du chat et à la souris. L’armée Romaine n’en sort pas grandie, les gardes sont des brutes épaisses sans cervelles se contentant de courir droit devant eux que l’on évite en se plaquant contre un mur ou en sortant et en réentrant dans la pièce ; des défauts rencontrés dans les jeux d’infiltration vieux de 6 ans (Metal Gear Solid par exemple). Au final, on ne persévère avec Octavianus que pour retrouver le plus rapidement possible la délectation du combat dans l’arène.

SON
4
Les voix en anglais sont crédibles même si des citations latines déclamées avec un accent américain sont assez déconcertantes (dommage que CAPCOM n’ait pas poussé la logique au bout avec des voix en latin). Les bruitages sont superbes, les cris de la foule accompagnant la boucherie des combats retranscrivent magnifiquement l’ambiance des arènes. Les thèmes musicaux sont riches et variés et on y retrouve par certaines sonorités des références à Gladiator.

ACCESSIBILITE
4
Le jeu ne présente aucun problème d’accessibilité, les dialogues sont doublés (en anglais) pour ceux qui ont un peu de mal avec l’accent de Shakespeare. Les phases de combats et d’infiltration sont rapidement appréhendées grâce à des tutoriaux simples et succincts.

LES +LES -
+ Jouissivement gore !
+ Belle simulation de course de char...
+ Très bonne ambiance générale.
- Quelques approximations historiques.
- Phases d’infiltration minimalistes...
- IA stupide dans certaines phases d’infiltration.
- Aliasing et scintillement par moment.

VERDICT
7.5

Shadow of Rome n’est pas le jeu de l’année. Les phases d’infiltration sont gâchées par une IA lamentable rattrapées de justesse pas des passages en arènes jouissivement gore. Il est regrettable que Capcom a des fins de progression scénaristique ait choisi de faire cohabiter un gameplay orienté action avec un autre tourné vers l’infiltration pure et dure en privilégiant un style au détriment de l’autre. L’équipe de Keiji Inafune bien qu’ayant encore une fois démontré sa maîtrise technique a peut-être raté par certains choix discutables une occasion de réaliser un chef-d’œuvre.
Néanmoins, Shadow of Rome, en l’absence de concurrent dans le domaine, est le beau gosse du jeu de Gladiateur, celui que les jouvencelles attendent sous la pluie dans l’espoir qu’il leur tende un bras et un parapluie. L’univers rarement utilisé dans les jeux vidéos est servi magistralement par une ambiance superbe. Malgré la parenthèse ratée des phases d’infiltration, la violence et la barbarie des combats, gênantes au départ rendent le titre terriblement captivant. Et avec le système des bonus à débloquer, vous n’aurez fini de trancher, découper, écrabouiller et éviscérer !


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