Le jeu est également disponible dans la collection "CapKore" au Japon.
En 44 av JC, l’assassinat de Jules César sème la confusion dans l’empire romain. Vipsanius, père d’Agrippa, notre héros, est arrêté et sera exécuté à l’issue des jeux du cirque qui permettront au vainqueur d’être le bras vengeur de Rome. Sur le front germain, Agrippa a juste le temps de trucider quelques barbares avant de revenir en hâte à Rome assister à l’exécution publique de sa mère. Pour sauver son père et laver l’honneur de sa famille, il devient gladiateur, guidé en cela par l’énigmatique Claudia. Pendant ce temps, Octavianus, ami d’Agrippa et neveu de César, mène l’enquête parmi les sénateurs corrompus afin de lever le voile sur l’odieuse conspiration (Tu quoque mi fili..., Ah l’ingratitude des enfants !).
Shadow of Rome n’est pas le jeu de l’année. Les phases d’infiltration sont gâchées par une IA lamentable rattrapées de justesse pas des passages en arènes jouissivement gore. Il est regrettable que Capcom a des fins de progression scénaristique ait choisi de faire cohabiter un gameplay orienté action avec un autre tourné vers l’infiltration pure et dure en privilégiant un style au détriment de l’autre. L’équipe de Keiji Inafune bien qu’ayant encore une fois démontré sa maîtrise technique a peut-être raté par certains choix discutables une occasion de réaliser un chef-d’œuvre. Néanmoins, Shadow of Rome, en l’absence de concurrent dans le domaine, est le beau gosse du jeu de Gladiateur, celui que les jouvencelles attendent sous la pluie dans l’espoir qu’il leur tende un bras et un parapluie. L’univers rarement utilisé dans les jeux vidéos est servi magistralement par une ambiance superbe. Malgré la parenthèse ratée des phases d’infiltration, la violence et la barbarie des combats, gênantes au départ rendent le titre terriblement captivant. Et avec le système des bonus à débloquer, vous n’aurez fini de trancher, découper, écrabouiller et éviscérer !