01. Tenshi No Osore 02. Fushigi Na Ohanashiwo 03. Bara To Seirei 04. Itsumo Issho 05. Yasashii Omoide 06. Shounen Ha Arano Wo Mezasu 07. Natsu No Sora Iro 08. Odoru Kemonotachi 09. Enrai 10. Yousei Zoku No Kodomo 11. Tsukiyo No Dekigoto 12. Yami No Oku 13. Sei Naru Shinniyuu 14. Nessa No Himitsu 15. Mori Ha Oshiete Kureta Koto 16. Negai 17. Yoru No Tamashii 18. Kimi Ha Umi Wo Mitaka 19. Kiki 20. Arashi No Koji 21. Kaze No Izukuwaru Tokoro 22. Michi He No Hikou 23. Eigou Kaiki 24. Densetsu 25. Hattenkyou 26. Kimyou Na Jiken 27. Umibe No Ousama 28. Ankoku Sei 29. Yokan 30. Koutetsu To Wana 31. Inori To Sasayaki 32. Gishiki 33. Ashita Ni Todoku 34. Ai Ni Jikan Wo 35. Syouya 36. Tatari 37. Jujutsu Shi 38. Aru Ketsumatsu 39. Kimi Wo Wasurenai 40. Sono Hitotsuha Kibou 41. Shigosen No Matsuri 42. Tsubasa Ha Mou Habatakanai 43. Saigo Kara 2 Banme No Shinjitsu 44. Hitomi Wo Tojite Transcription par H.S. Correction & check par non-tan I’d like to address a very special thank to non-tan for her kind and precious help ! Domo arigato m(-_-)m
01. Tenshi No Osore
06. Shounen Ha Arano Wo Mezasu
15. Mori Ha Oshiete Kureta Koto
22. Michi He No Hikou
28. Ankoku Sei
31. Inori To Sasayaki
37. Jujutsu Shi
42. Tsubasa Ha Mou Habatakanai
Il semblerait bien que la toute première édition, en version Digi-Pack, soit définitivement hors de portée de nos petites mains avides : difficile dans ces conditions d’estimer convenablement pareil trésor. J’imagine cependant que la centaine d’Euros sera allègrement dépassée pour toute acquisition bienheureuse ! La 1ère ré-édition, elle, joue également à cache-cache ! Beaucoup de persévérance et un peu de chance seront nécessaires, tout comme une bonne cinquantaine d’Euros. La dernière ré-édition en date reste quant à elle assez facilement trouvable dans toutes les meilleures crèmeries ! Comptez malgré tout entre 35 et 45 Euros pour une copie neuve ou en excellent état. Et comme toujours, en plus de vous méfier des contrefaçons, veillez à ne pas acheter une ré-édition au prix de l’original... enfin moi, c’que j’en dis !
Il s’agit de la bande sonore du jeu sur Super Famicom. La 1ère édition, sortie en 1993, se présente sous la forme d’un Digi-Pack. A propos de la tracklist, il semblerait bien que la transcription de la piste 21 soit sujette à débat. En effet, Kaze No Izukuwaru Tokoro pourrait tout aussi bien se lire Kaze No Owaru Tokoro. A ce sujet, de nombreuses discussions existent sur divers forums japonais !
Au commencement, il n’y avait rien ! Quelques milliers d’années plus tard, après avoir dompté pierre, bronze et autres transistors, l’Homme découvrait les jeux vidéo. Ces mêmes jeux étaient bien souvent accompagnés d’un flot de bips, saccadés et insipides : la musique de jeu vidéo venait de voir le jour ! En ces temps obscurs, elle n’avait cependant pour seul rôle que celui d’habillage sonore, dans le seul but de ne pas laisser le joueur errer en silence dans ces univers numériques. Puis, un beau jour, la lumière... Les progrès technologiques, bien sûr, mais aussi et surtout le talent de certains compositeurs désormais mythiques. Ceux-là étaient parvenus, avec trois fois rien, à créer des thèmes légendaires ! Bon, je pense qu’on va s’arrêter là pour la partie "Alain DECAUX raconte...", hein ? Tout ça pour dire que depuis plus de 20 ans, la musique de jeu vidéo n’a cessé d’évoluer, de se perfectionner pour arriver aujourd’hui à un niveau qui n’a plus rien à envier au cinéma, par exemple. Sur consoles, un des tournants les plus mémorables de cette aventure fut bien évidemment l’arrivée des machines 16-bits. Bare Knuckle, Thunder Force III, Akumajo Dracula, Zelda No Densetsu etc... Et en 1993, arrive Seiken Densetsu 2 (Secret Of Mana) premier Action-RPG de SQUARE, qui avait eut l’excellente idée de confier le score du jeu à un certain Hiroki KIKUTA jusqu’alors inconnu au bataillon ! Diplômé en philosophie et musicien autodidacte, KIKUTA allait laisser une trace indélébile avec ce Seiken Densetsu 2. Inutile de revenir sur le jeu tant tout a déjà été dit sur ce qui est et restera comme un monument de l’Action-RPG sur Super Famicom. Touché par la Grâce à tous égards, Seiken Densetsu 2 distille une bande sonore à nulle autre pareille. Et lorsqu’on sait que même les bruitages avaient été confiés aux jeunes recrues prometteuses qu’étaient alors Yasunori MITSUDA et Kenji ITO, on n’ose à peine imaginer le sort réservé à la musique. KIKUTA-san, pour la peine, nous offre 44 pistes parfaitement maîtrisées, allant du mystérieux au jovial et du terrifiant au mélancolique avec une facilité déconcertante et une maestria évidente ! Mais le plus impressionnant, c’est que le maître parvient à imprimer un style qu’on croirait être celui d’un vétéran, offrant du coup au jeu un cachet et une identité sonore singulière, apanage qu’on pensait être celui des SAKURABA, SUGIYAMA et autre UEMATSU... Difficile dans ces conditions de rendre justice à une OST aussi complète et particulière avec de simples mots ! La sélection "Legendary Games", comme toujours, s’est avérée cornélienne. Mais au final, je pense que les extraits retenus sont parfaitements représentatifs de la qualité du travail de Hiroki KIKUTA qui, pour ma part n’est ni plus ni moins qu’exceptionnelle ! Tenshi No Osore (lit. La crainte des anges) Essayez de vous souvenir... Combien de fois dans votre "carrière" de gamer, un écran-titre et surtout sa musique sont-ils parvenus à émouvoir le joueur dès les tout premiers instants ? Shounen Ha Arano Wo Mezasu (lit. Un garcon dans la nature sauvage) Mon morceau préféré, tout simplement ! Pour moi, tout Seiken Densetsu 2 résumé en une musique ! Je me souviens encore de la première fois où cette douce mélodie arrivait à mes oreilles après seulement quelques minutes de jeu ! Un choc sans précédent, une surprise monumentale qui laissait augurer une aventure en tous points mémorable ! Mon coup de coeur à moi ^_^ ! Mori Ha Oshiete Kureta Koto (lit. Ce que la forêt m’a appris) Morceau calme, joyeux... presque insouciant alors que votre aventure se dirige déjà vers des horizons toujours plus sombres ! Une forêt teintée aux couleurs des quatre saisons... ses "Rabites" à rosser... rrhhh, que de souvenirs ! Michi He No Hikou (lit. Vol vers l’inconnu) Autre passage mémorable servi par une bande son grandiose : votre premier vol à dos de dragon ! Thème enjoué et fédérateur, il colle je trouve parfaitement à l’image de Flammy (le dragon !). Un thème qui semble dire "en route pour l’aventure" ! Ankoku Sei (lit. L’étoile sombre) Dernier donjon du jeu, c’est aussi le plus long et le plus difficile ! Un cauchemar en plein ciel ! La cadence quelque peu "militaire" du thème retranscrit parfaitement, je trouve, ce sentiment de "mission ultime" à accomplir ! Inori To Sasayaki (lit. Prière et murmure) Thème mythique s’il en ait, celui des temples où repose les graines de Mana ! Difficile à l’époque de croire qu’une Super Famicom était capable de pareille prouesse ! Un thème que je me suis passé en boucle des heures durant ! Jujutsu Shi (lit. Le sorcier) Dernier et ultime combat contre Thanatos... Le thème se veut saccadé, chaotique... presque erratique ! Il fait également la part belle à certaines sonorités qui semblent tout droit venir de Bali ! Un thème d’anthologie pour un affrontement qui ne l’est pas moins ! Tsubasa Ha Mou Habatakanai (lit. les ailes qui se sont arrêtées de battre) Le premier des deux thèmes de fin ! Le dragon de Mana est vaincu, la neige tombe... tout semble être rentré dans l’ordre ! Comme toujours, le talent de KIKUTA permet au thème de parfaitement retranscrire cette impression d’immense quiétude... Grandiose ! Difficile avec une sélection aussi réduite de rendre hommage comme il se doit à pareil monument vidéoludique, et plus particulièrement à sa bande sonore, restée depuis dans les annales ! Pour son premier travail de grande envergure pour le monde du jeu vidéo, le sieur Hiroki KIKUTA a fait montre d’une sensibilité, d’un savoir-faire et d’un talent à peine croyable, repoussant, du moins le croyait-on, la Super Famicom dans ses derniers retranchements ! Jusque là, jamais image et son n’avaient donné lieu à un maelström aussi antinomique. Jusque là, jamais thèmes n’avaient autant transpiré sentiments, émotions et ressentis de façon aussi forte et douce à la fois. Jusque là, jamais A-RPG n’avait plongé le joueur dans un univers aussi riche, aussi complexe et, au final, aussi attachant que celui de Seiken Densetsu 2. Et j’ai dans l’idée que le travail en tout point remarquable de KIKUTA-san n’y est pas pour rien !