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9 Initialement sorti sur Dreamcast, Rez est un jeu auquel je n’avais, à l’époque, accordé que très peu d’attention. Monumentale erreur ! Bien sûr, j’en avais entendu parlé... mais faute de temps, d’envie sûrement aussi et surtout de moyens (la collection multi supports implique quelques concessions de temps à autres) ledit soft n’est jamais arrivé entre mes mains ! Pourtant, il jouissait d’une réputation plus que flatteuse...
Plus de quatre années après sa sortie, et par le plus heureux des hasards, je parviens à mettre la main dessus... mais laissez-moi vous expliquer les circonstances de cette improbable acquisition. Tout commence par une commande passée chez nos amis de Play-Asia... commande qu’ils peinent à honorer (comme d’hab’, en fait !) et me voilà avec un crédit d’une vingtaine d’Euros ! C’est ensuite une newsletter qui annonce en grande pompe des prix sacrifiés sur Rez... Tiens, pourquoi pas ! C’est l’occasion de parfaire ma culture vidéoludique... et voilà que quelques jours plus tard, j’ai en ma possession un jeu qui allait me scotcher devant mon écran comme aucun autre depuis belle lurette !
Savant mélange de Star Fox, de Panzer Dragoon et de Tron (attention, ça c’est pas un jeu ^_^ !), Rez s’impose d’emblée comme un titre facile à prendre en main et distillant un plaisir de jeu quasi originel : vous apercevez votre avatar de dos, dirigez une fenêtre de tir (moins contraignante, et donc, plus fun qu’un petit réticule) vous permettant d’abattre en masse tout OVNI belliqueux à votre encontre tout en progressant "on rail" dans un univers en 3D "fil de fer" fortement mâtiné d’architecture antique... Les quelques rares items que vous rencontrerez vous permettront de passer à une couche supérieure (ou inférieure, je ne sais pas trop), de monter en Level, de gagner un Overdrive (la Smart Bomb de Rez) ou encore de gonfler votre score... Voilà, c’est tout !
Dans un premier temps, vous tenterez donc de survivre aux quatre premiers niveaux avant d’attaquer, juste après, un cinquième stage nettement plus corsé et surtout ponctué de pas moins de 5 bosses ! Dans un second temps, vous essaierez d’atteindre 100% dans tous les domaines (Analyze, Shot Down et Items...) pour tous les niveaux... croyez-moi, ça n’est pas une mince affaire ! Ensuite, la maîtrise aidant, vous allez vous frotter au Score Atttack : dépasser les 150.000 points dans chaque stage vous demandera de connaître ses derniers sur le bout des doigts afin de pouvoir "locker" le plus de chaînes d’ennemis possibles ! Toujours sur votre lancée, vous vous attaquerez au Direct Assault... les cinq niveaux à la queue leu leu en configuration Score Attack... Pour finalement, vous reposer dans la Lost Area, un niveau oublié du réseau (dixit le jeu) ou encore vous essayer à la Trance Mission, espèce de promenade bucolique au cœur du système durant laquelle il ne peut rien vous arriver...
Je tiens également à parler de cet accessoire venu de l’espace, j’ai nommé le "Trance Vibrator"... Fabriqué par ASCII, connu de tous pour l’indéniable qualité de ses très nombreux accessoires, le Trance Vibrator est exclusivement dédié à Rez (bien qu’également compatible avec Space Channel 5...). Son rôle ? Vibrer de concert avec le jeu... Son emplacement ? Où bon vous semblera ! Et croyez-moi, ça secoue ! Est-il indispensable ? Et bien, je répondrai : tout dépend de la place qu’occupe Rez dans votre cœur ! Objectivement, je pense qu’il améliore encore plus le jeu : les vibrations sont différentes de celles de la manette (pourtant déjà parfaites...) et l’immersion dans l’univers de Rez est encore plus complète ! Moi j’adore et donc... je recommande vivement cette acquisition d’autant plus que la boîte (oui, RaF, je sais, tu ne joues pas avec la boîte...) est du plus bel effet : noir brillant et arborant le logo orange de Rez ainsi que les six formes possibles de votre avatar durant le jeu... d’un point de vue de la collec’, ça claque ! Voilà, c’est dit !
Pour conclure et comme le dit si joliment RaF : "Rez, c’est un peu comme une Renault Mégane... on adore ou on déteste... mais il ne nous laisse pas indifférent !"... pour ma part à moi, personnellement en ce qui me concerne (OK, c’est bon, j’arrête... ^_^), Rez m’a tout bonnement subjugué ! Ce jeu que l’on doit au studio United Game Artists (anciennement AM9) de SEGA nous prouve une fois de plus une chose : "nul" (toutes proportions gardées...) en hardware, légèrement incompétent en marketing, à côté de la plaque pour les campagnes publicitaires mais bordel de merde, SEGA sait faire des jeux comme personne d’autre... et c’est bien pour cela que l’on porte cette firme dans nos cœurs : Tetsuya MIZUGUCHI (le papa de Rez) est un génie : c’est bien simple, à côté de lui, Yu SUZUKI et Shigeru MIYAMOTO passeraient presque pour de vulgaires procéduriers du jeu vidéo ! Hélas, le jeu n’est que trop peu connu des grandes foules qui lui préfèreront le dernier GTA à la mode... c’est fort dommage, certes... mais pour les "rares" chanceux qui se seront aventurés dans l’univers de MIZUGUCHI, Rez n’est plus seulement un jeu concept mais presque un jeu originel, un peu comme si le jeu vidéo, à travers Rez, renaissait ! Remarquez que le terme "Rez" est souvent employé par les rolistes pour désigner une résurrection... Certains, d’ailleurs, n’hésitent pas à parler de lui comme du Tempest de l’an 2000... à méditer ! Quoiqu’il en soit, et si vous ne l’aviez toujours pas compris, j’adore Rez... presque au point de m’en vouloir à mort de ne pas y avoir jouer plus tôt, rien que ça ! Et je n’espère qu’une chose : c’est qu’après avoir fini de me lire, vous n’ayez plus qu’une idée en tête : vous procurer cette merveille dans les plus brefs délais... croyez-moi, l’essayer, c’est l’adopter !
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