La version japonaise originale est très courante au Japon mais paradoxalement très difficile à trouver en import d’où des prix très variables pouvant dépasser les 50 Euros ! Une copie neuve d’une ré-édition "the Best" ou "the Best Reprint" ne devrait guère vous coûter plus d’une vingtaine d’Euros. La version originale américaine est épuisée depuis longtemps et a vu sa cote grimper à l’arrivée de la version "GREATEST HITS" : là encore, pas loin de 40 Euros pour une occaz’ en bel état et moins de 15 pour une copie "GH" neuve. Elle est pas belle la vie ?! Les versions PAL sont encore très facilement trouvables en grandes surfaces et dans toutes les bonnes boutiques : une bonne vingtaine d’Euros devraient suffir à l’acquisition du soft.
Le développement du jeu a débuté en mars 2001 et l’équipe en charge du projet ne comptait "que" 45 personnes. Le jeu emploie le même moteur 3D développé par NAUGHTY DOG et déjà utilisé pour Jak & Daxter. Le jeu a obtenu le prix de la "Meilleure Innovation Technologique" pour l’année 2002 décerné par IGN. Le jeu est également disponible dans les collections "the Best" et "the Best Reprint" au Japon, "GREATEST HITS" aux États-Unis et "Platinum" en Europe. Ratchet & Clank a obtenu 88% sur Metacritic. PRIMA, dans sa collection "PRIMA’s Official Stategy Guide", a édité un guide-book du jeu : RATCHET & CLANK.
L’exécutif suprême Chairman Drek ("Président Drek" en VF...) a un projet qui lui tient particulièrement à cœur : construire et ~offrir~ (moyennant rétribution, vous vous en doutiez !) à son peuple, les Blarg, un nouveau monde. En effet, le leur est devenu tout bonnement inhabitable pour cause de pollution extrême et de ressources naturelles presque épuisées. Pour ce faire, il ambitionne de prélever ça et là des morceaux de planètes pour en créer une de toutes pièces. Le hic, les planètes en question sont pour la plupart habitées. Oups ! C’est par hasard que Clank, rebut d’une ligne de fabrication de robots, découvre le plan machiavélique de l’horrible Drek. Ainsi, bien malgré lui, notre Nono des temps ~encore plus modernes~ fait la connaissance d’un certain Ratchet, Lombax de son état, avec lequel il va chercher à trouver de l’aide. Bien sûr, leur petite virée à but humanitaire va rapidement prendre des allures d’odyssée alors qu’ils partent à la recherche du sémillant Captain Qwark, vraisemblablement le seul espoir de l’Univers...
Tout juste avaient-ils eut le temps de venir à bout d’un Jak & Daxter purement et simplement génial que les possesseurs de PlayStation 2, et plus particulièrement les amateurs de jeux de plateforme, se voient offrir une nouvelle bombe vidéoludique. A l’instar de NAUGHTY DOG qui a laissé de côté son emblématique Crash Bandicoot au profit de nouveaux personnages (Jak et son compère Daxter pour ceux qui ne suivent pas !), les gars de chez INSOMNIAC GAMES et après trois épisodes sur la PlayStation première du nom mettent leur Spyro entre parenthèses. Les nouvelles recrues s’appellent Ratchet, flanqué de son robot de Clank, et ils s’apprêtent ni plus ni moins à sauver une galaxie des griffes d’un businessman qui, loin d’avoir le blues, a plutôt la folie des grandeurs ! Un an après le hit de NAUGHTY DOG, le monolithe de SONY se voit doté d’un nouveau jeu de plateforme, signé INSOMNIAC cette fois. Même moteur 3D, même principe de duo de héros, Ratchet & Clank allait pourtant faire table rase du passé dans le domaine du jeu de plateforme 3D, longtemps dominé par un Mario 64 révolutionnaire. Nous sommes en 2002, et INSOMNIAC vient, peut-être sans le savoir ou du moins de s’en douter, de lancer une série dont le succès de faiblira pas tout au long de la carrière de la 128-bits de SONY ! LE PLASTIQUE, C’EST FANTASTIQUE ! La première chose qui frappe, je pense, c’est la beauté plastique du soft ! En 2002, la PlayStation 2 est sur le marché depuis tout juste 2 ans que les papas de Spyro lui offre un jeu à la facture technique presque impensable. D’ailleurs, le jeu sera récompensé dans la catégorie "meilleure innovation technologique" cette même année. Toujours est-il qu’au-delà de cette performance technique se cache également (et surtout !) un design absolument fabuleux ! Ainsi, les niveaux traversés sont autant d’univers différents puisque, je le rappelle, chacun d’entre eux se déroulent sur une planète différente. Au final, pas moins de 18 univers incroyables, allant de la mégapole librement inspirée du Cinquième Elément, en passant par la station balnéaire du futur, une base lunaire, sans oublier les citadelles assiégées et autre ville en pleine guérilla urbaine. Le dépaysement est garanti, croyez-moi... d’autant plus de le niveau de détail est plus qu’élevé, aussi bien dans les décors que dans les possibilités qui vous sont offertes... TU VOIS... TU... TU METS LE DOIGT LA ! C’est précisément au rayon du gameplay que l’on peut considérer Ratchet & Clank comme un nouvel étalon. Mario 64 avait ouvert la voie en 1996, Jak & Daxter avait confirmer en plus du talent de NAUGHTY DOG que le genre avait encore de beaux jours devant lui. Le jeu qui nous intéresse aujourd’hui, lui, va encore plus loin car il mêle à l’aspect plateforme un côté action parfaitement jouissif d’une part, et totalement maîtrisé d’autre part. Plus de situations différentes, plus d’actions possibles qui se traduisent par plus d’armes, plus de gadgets bref plus de possibilités offertes au joueur et, au final, un gameplay infiniment plus riche que ses prédécesseurs (ceci étant dit sans chercher à les rabaisser puisqu’il s’agit également de jeux absolument géniaux). Ratchet dispose de pas moins d’une dizaine armes différentes : de sa clé à mollette de départ jusqu’à l’impitoyable R.Y.N.O (Rip Ya a New One... littéralement "T’Ouvrir un Nouveau Trou du C.." ça a au moins l’avantage d’être clair, non ?) et de tout un tas de gadgets lui permettant, entre autre, de se balancer, de forcer des serrures par le biais de petits puzzles à résoudre, de transformer ses adversaires en poules ou encore de déplacer de grandes quantités d’eau. Sans oublier toutes les upgrades qui lui ouvriront bon nombre de nouvelles possibilités : nager sous l’eau, "grinder" sur des rails métalliques, planer, récupérer moult Bolts enterrés avec un capteur de métal ou encore marcher sur des surfaces métalliques en défiant les lois de la gravité grâce à des bottes magnétiques... Le tout est bien sûr servi par une jouabilité au-dessus de tout soupçon puisque notre Lombax préféré se dirige avec facilité et précision. Sans rire, imaginez un peu la variété que peut apporter une course poursuite en vaisseau spatial, le carnage réalisable aux commandes d’une tourelle DCA surpuissante ou encore le plaisir que procure la première marche du podium d’une course d’Hoverboard (vous savez, comme le skate "volant" de Marty dans Retour Vers Le Futur... dantesque !) et vous aurez peut-être une vague idée de ce que ce titre a à vous offrir. D’autant plus qu’il évite avec brio et même avec un certain panache les écueils du genre : aller-retours incessants (et surtout inutiles...) dans les mêmes niveaux, level-design réchauffé dès le quatrième stage et objectifs répétitifs passées quelques heures de jeu. C’EST PAS BIENTOT FINI ?! Des heures de jeu, justement, le titre va vous en offrir un bon paquet ! Les niveaux sont vastes, les missions nombreuses, généralement faciles d’accès mais parfois un brin plus retorses et la replay-value au rendez-vous puisque le jeu vous proposera des versions "Gold" de vos armes lors de votre seconde partie ainsi que la possibilité de gagner des fameux "Skill Points". Ces derniers, simplement portés à votre connaissance sous la forme d’un intitulé seront autant de casse-têtes : il vous faudra d’abord trouver quoi faire... et ensuite (et surtout !) faire preuve du talent nécessaire pour l’obtention desdits points ! Voilà sans doute le challenge le plus intéressant du jeu car, il faut bien le reconnaître, le soft n’est pas d’une très grande difficulté ! Les premiers niveaux s’enchaînent assez rapidement sans jamais réellement opposer de résistance au joueur. Plus tard, certaines missions ou certains passages demanderont davantage de maîtrise mais globalement le jeu reste très accessible (attention, je n’ai pas dis "facile" !) ce qui est d’autant plus dommage, enfin façon de parler, que cela ne motivera guère les joueurs les plus paresseux et assez habiles avec la Wrench (la clé à mollette quoi !) à utiliser tout l’arsenal mis à leur disposition : un tout petit arrière-goût de gâchis diront certains... YEAH BABY !!! Bon... allez... pour finir sur un mot plus personnel, je dirai que ce Ratchet & Clank m’a tout simplement subjugué ! Découvert presque par hasard peu après sa sortie alors que je venait tout juste de me remettre du choc ~Jak & Daxter~, le jeu m’aura scotché devant l’écran pas loin d’une cinquantaine d’heures ! Quelles heures mes amis, à déambuler de planète en planète accompagné d’un robot au flegme "so british", bavard comme une pie, à la poursuite d’un super-héros de pacotille, le tout, sous la pression d’une menace aussi absurde et ridicule que létale ! Veldin est sur l’orbite de la nouvelle planète des Blarg, no problemo, ils vont simplement la vaporiser avec leur méga laser : le Planetizer ! C’est sûr, il plane sur ce jeu une atmosphère très "Austin Powers’ienne" : Chairman Drek, le Dr. Evil du jeu, est certes moins naïf mais comme son homologue cinématographique, il est entouré d’une belle bande de bras-cassés ! Pour le reste, l’affiliation ou du moins l’inspiration me paraît presque évidente : dangers ridicules mais pourtant mortels, une bande de méchants carrément à l’Ouest, un super-héros mou du genou, et des NPCs (Helga, Al...) hauts en couleurs et finalement très attachants. Sans oublier une bonne dose d’humour que l’on retrouve notamment dans les dialogues, savoureux mais seulement en VO... dommage ! Au final, voilà un jeu qui mérite d’être connu et même reconnu : à la vue des ventes et surtout de ses multiples ré-éditions de par le monde, je constate avec plaisir que ce hit a trouvé son public ! Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, passer à côté de ce soft en vous disant que finalement ça doit être un jeu pour gamin serait une très grave erreur : sous ses airs résolument kawaï se cache un jeu palpitant, une aventure peu commune alimenté par un humour très "2nd degré" ! J’ai a-do-ré... et de toute évidence, je ne suis pas le seul. C’est désormais certain, la ludothèque de la PlayStation2 comporte un méga-hit de plus... que l’on peut considérer, à juste titre je pense, comme le nouveau mètre-étalon du genre... et dire qu’il met en scène un furet mécano (© TRUNKS) et un petit robot trop bavard !