RATCHET & CLANK
"IT’S TIME TO RIP THE GALAXY A NEW ONE."
DATABASE
TITRE ORIGINAL RATCHET & CLANK
GENRE: ACTION / PLATEFORME
DEVELOPPEUR: INSOMNIAC GAMES
MACHINE: PLAYSTATION 2
ANNEE: 2002
JOUEUR(S): 1
DIFFICULTE: NORMALE
SAUVEGARDE: MEMORY CARD (350~355 KB)
MEDIA: DVD-ROM
REFERENCE: SCPS-15037 (JAP)
SCPS-19211 (the Best)
SCPS-19316 (the Best Reprint)
SCUS-97199 (USA/GREATEST HITS)
SCES-50916 (EUR)
SCES-50916/P (Platinum)
DATE DE SORTIE: 03/12/2002 (JAP)
03/07/2003 (the Best)
02/11/2005 (the Best Reprint)
04/11/2002 (USA)
04/11/2003 (GREATEST HITS)
08/11/2002 (EUR)
22/08/2003 (Platinum)
PRIX A SA SORTIE: ¥6,090 (JAP)
¥3,150 (the Best)
¥1,800 (the Best Reprint)
$49.99 (USA)
$24.99 (GREATEST HITS)
49.99€ (EUR)
24.99€ (Platinum)

COTE

La version japonaise originale est très courante au Japon mais paradoxalement très difficile à trouver en import d’où des prix très variables pouvant dépasser les 50 Euros ! Une copie neuve d’une ré-édition "the Best" ou "the Best Reprint" ne devrait guère vous coûter plus d’une vingtaine d’Euros.
La version originale américaine est épuisée depuis longtemps et a vu sa cote grimper à l’arrivée de la version "GREATEST HITS" : là encore, pas loin de 40 Euros pour une occaz’ en bel état et moins de 15 pour une copie "GH" neuve. Elle est pas belle la vie ?!
Les versions PAL sont encore très facilement trouvables en grandes surfaces et dans toutes les bonnes boutiques : une bonne vingtaine d’Euros devraient suffir à l’acquisition du soft.


BON A SAVOIR

Le développement du jeu a débuté en mars 2001 et l’équipe en charge du projet ne comptait "que" 45 personnes.
Le jeu emploie le même moteur 3D développé par NAUGHTY DOG et déjà utilisé pour Jak & Daxter.
Le jeu a obtenu le prix de la "Meilleure Innovation Technologique" pour l’année 2002 décerné par IGN.
Le jeu est également disponible dans les collections "the Best" et "the Best Reprint" au Japon, "GREATEST HITS" aux États-Unis et "Platinum" en Europe.
Ratchet & Clank a obtenu 88% sur Metacritic.
PRIMA, dans sa collection "PRIMA’s Official Stategy Guide", a édité un guide-book du jeu : RATCHET & CLANK.


TEST

SYNOPSIS

L’exécutif suprême Chairman Drek ("Président Drek" en VF...) a un projet qui lui tient particulièrement à cœur : construire et ~offrir~ (moyennant rétribution, vous vous en doutiez !) à son peuple, les Blarg, un nouveau monde. En effet, le leur est devenu tout bonnement inhabitable pour cause de pollution extrême et de ressources naturelles presque épuisées. Pour ce faire, il ambitionne de prélever ça et là des morceaux de planètes pour en créer une de toutes pièces. Le hic, les planètes en question sont pour la plupart habitées. Oups !
C’est par hasard que Clank, rebut d’une ligne de fabrication de robots, découvre le plan machiavélique de l’horrible Drek. Ainsi, bien malgré lui, notre Nono des temps ~encore plus modernes~ fait la connaissance d’un certain Ratchet, Lombax de son état, avec lequel il va chercher à trouver de l’aide. Bien sûr, leur petite virée à but humanitaire va rapidement prendre des allures d’odyssée alors qu’ils partent à la recherche du sémillant Captain Qwark, vraisemblablement le seul espoir de l’Univers...


PRESENTATION
4
Que du bonheur, croyez-moi ! Pas de CGs ici puisque les cut-scenes utilisent simplement le moteur du jeu. Elles interviennent très fréquemment et font avancer l’histoire de façon très progressive. Bourrées d’humour, elles viennent égayer une aventure qui ne se prend de toutes façons pas très au sérieux. Mention spéciale pour le doublage US : parfaitement calibré et collant on ne peut mieux aux divers protagonistes. Fait assez rare pour être signalé, les jaquettes sont quasiment identiques quelque soit la version du jeu : à la fois sobre et bien fichue... efficace en somme ! La notice américaine (la seule que j'avais sous la main) est plutôt originale : recto, il s’agit d’un poster au format A2 et verso, ça ressemble à la fois à une affiche de pub "Are You Planning A Space Mission ?" et un pense-bête, récapitulant les actions et les armes à la disposition du joueur : ex-cel-lent !

GRAPHISMES
5
Un an après le sublime et génial Jak & Daxter, INSOMNIAC prouve leur savoir-faire, leur talent et leur maîtrise de ce support teeeeeellement dur à programmer ! Ainsi, l’univers, ou plutôt LES univers créés, puisque chaque niveau se déroule sur une planète bien différente, donnent lieu à des environnements purement somptueux, aux mille détails et colorés comme jamais dans lesquels le joueur prend un malin plaisir à déambuler. Dix-huit niveaux, tous plus barrés techniquement les uns que les autres, au design non seulement varié mais également détaillé à l’extrême. Au final, rien de surprenant puisque le jeu a reçu le prix de la meilleure innovation technologique en 2002.

ANIMATION
5
Avec une telle richesse visuelle, on était en droit de s’attendre à une animation au moins chancelante sinon carrément archaïque. Et bien non, que nenni ! Le frame-rate est en béton armé et s’autorise, en plus d’une distance d’affichage assez monstrueuse, un nombre d’ennemis simultanés à l’écran parfois indécent et la mise en oeuvre de moult effets spéciaux, généralement lors de l’utilisation de votre arsenal pour le moins éclectique. Bien entendu la variété est de mise puisque vos ennemis bénéficient d’un nombre de mimiques et de réactions franchement hallucinant. Du très, très bon boulot !

JOUABILITE
5
Aux petits oignons, je ne vous dis que cela ! Ratchet répond au doigt et à l’œil à la moindre de vos sollicitations même dans les situations les plus délicates. La touche "Quick Select" vous permet, comme son nom l’indique, de sélectionner rapidement une arme ou un gadget dans une petite liste de favoris (8, en fait...) que vous aurez au préalable établie. La caméra est des plus souples (sa vitesse est même paramétrable !) et toujours très user-friendly... sauf peut-être lorsqu’elle se recentre automatiquement alors vous souhaiteriez avoir une vue plus plongeante lors que certains passages "plateforme" assez délicats. Mais rien de réellement gênant en fait !

DUREE DE VIE
5
Pour un jeu de ce genre, Ratchet & Clank est vraiment long ! Pas moins de dix-huit niveaux à dompter et pour lesquels il faut bien compter une bonne vingtaine d’heures, au bas mot, pour en voir le bout. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, un mode "New Game +" est présent avec la possibilité d’acquérir (le R.Y.N.O. un peu plus facilement pour commencer ^_^ !) des ugrades assez monstrueuses pour la plupart de vos armes, de récolter les désormais mythiques "Skill Points", qui sont autant de véritables défis pour tester votre maîtrise du jeu et débloquer ainsi artworks, pubs et autres cinématiques. Au final, il est raisonnable de penser que 30 à 40 heures sont nécessaires pour profiter de tout ce que le jeu a à nous offrir !

SON
5
La bande sonore du jeu, à mon humble avis, excelle en tous points ! Les bruitages sont légions : omniprésents tout au long de l’aventure et très variés, ils contribuent à rendre l’ensemble très vivant. Cependant, le "bling-bling" des Bolts que vous ramassez risque peut-être de vous énerver à la longue... ^_^ ! Le doublage, ensuite, n’est pas en reste : la VO anglaise reste comme souvent très au-dessus du lot face à une VF, par exemple, un peu plus poussive et où la traduction souvent trop "1er degré", qui fait tomber énormément de gags à plat !
Les musiques, enfin, restent pour moi d’une qualité très (voire trop !) rare : toujours discrètes mais néanmoins d’excellente qualité avec de nombreux thèmes qui collent toujours parfaitement avec la situation ou le niveau. Pour moi, elles ont ce "je-ne-sais-trop-quoi" parfois très cinématographique que j’adore !
Plus de détails...

ACCESSIBILITE
5
Une petite vingtaine de minutes sont nécessaires afin d'apprendre les mécanismes du jeu… ensuite, que du bonheur ! L’utilisation de chaque arme et gadget est longuement commentée par la douce voix de la "Gadgetron Help Desk Girl" et consultable ultérieurement dans le menu. La difficulté du jeu est très progressive même si le challenge reste globalement très accessible à tous : certains passages, cependant, mettront vos nerfs à rude épreuve ! Le jeu propose, dans sa version américaine, l’anglais bien sûr, mais également le français, l’allemand, l’italien et l’espagnol... une initiative, très rare, à saluer !

LES +LES -
+ Facture technique grandiose !
+ Diversité et richesse des niveaux...
+ Un max d’armes et de gadgets !
+ Un gameplay aux petits oignons !
+ Excellente durée de vie !
- Euh... Vous n’aimez pas les jeux de plateforme, c’est ça ?
- Le recentrage automatique de la caméra !
- Des traductions parfois un peu nunuches.

VERDICT
9

Tout juste avaient-ils eut le temps de venir à bout d’un Jak & Daxter purement et simplement génial que les possesseurs de PlayStation 2, et plus particulièrement les amateurs de jeux de plateforme, se voient offrir une nouvelle bombe vidéoludique. A l’instar de NAUGHTY DOG qui a laissé de côté son emblématique Crash Bandicoot au profit de nouveaux personnages (Jak et son compère Daxter pour ceux qui ne suivent pas !), les gars de chez INSOMNIAC GAMES et après trois épisodes sur la PlayStation première du nom mettent leur Spyro entre parenthèses. Les nouvelles recrues s’appellent Ratchet, flanqué de son robot de Clank, et ils s’apprêtent ni plus ni moins à sauver une galaxie des griffes d’un businessman qui, loin d’avoir le blues, a plutôt la folie des grandeurs !
Un an après le hit de NAUGHTY DOG, le monolithe de SONY se voit doté d’un nouveau jeu de plateforme, signé INSOMNIAC cette fois. Même moteur 3D, même principe de duo de héros, Ratchet & Clank allait pourtant faire table rase du passé dans le domaine du jeu de plateforme 3D, longtemps dominé par un Mario 64 révolutionnaire. Nous sommes en 2002, et INSOMNIAC vient, peut-être sans le savoir ou du moins de s’en douter, de lancer une série dont le succès de faiblira pas tout au long de la carrière de la 128-bits de SONY !

LE PLASTIQUE, C’EST FANTASTIQUE !

La première chose qui frappe, je pense, c’est la beauté plastique du soft ! En 2002, la PlayStation 2 est sur le marché depuis tout juste 2 ans que les papas de Spyro lui offre un jeu à la facture technique presque impensable. D’ailleurs, le jeu sera récompensé dans la catégorie "meilleure innovation technologique" cette même année. Toujours est-il qu’au-delà de cette performance technique se cache également (et surtout !) un design absolument fabuleux ! Ainsi, les niveaux traversés sont autant d’univers différents puisque, je le rappelle, chacun d’entre eux se déroulent sur une planète différente. Au final, pas moins de 18 univers incroyables, allant de la mégapole librement inspirée du Cinquième Elément, en passant par la station balnéaire du futur, une base lunaire, sans oublier les citadelles assiégées et autre ville en pleine guérilla urbaine. Le dépaysement est garanti, croyez-moi... d’autant plus de le niveau de détail est plus qu’élevé, aussi bien dans les décors que dans les possibilités qui vous sont offertes...

TU VOIS... TU... TU METS LE DOIGT LA !

C’est précisément au rayon du gameplay que l’on peut considérer Ratchet & Clank comme un nouvel étalon. Mario 64 avait ouvert la voie en 1996, Jak & Daxter avait confirmer en plus du talent de NAUGHTY DOG que le genre avait encore de beaux jours devant lui. Le jeu qui nous intéresse aujourd’hui, lui, va encore plus loin car il mêle à l’aspect plateforme un côté action parfaitement jouissif d’une part, et totalement maîtrisé d’autre part. Plus de situations différentes, plus d’actions possibles qui se traduisent par plus d’armes, plus de gadgets bref plus de possibilités offertes au joueur et, au final, un gameplay infiniment plus riche que ses prédécesseurs (ceci étant dit sans chercher à les rabaisser puisqu’il s’agit également de jeux absolument géniaux). Ratchet dispose de pas moins d’une dizaine armes différentes : de sa clé à mollette de départ jusqu’à l’impitoyable R.Y.N.O (Rip Ya a New One... littéralement "T’Ouvrir un Nouveau Trou du C.." ça a au moins l’avantage d’être clair, non ?) et de tout un tas de gadgets lui permettant, entre autre, de se balancer, de forcer des serrures par le biais de petits puzzles à résoudre, de transformer ses adversaires en poules ou encore de déplacer de grandes quantités d’eau. Sans oublier toutes les upgrades qui lui ouvriront bon nombre de nouvelles possibilités : nager sous l’eau, "grinder" sur des rails métalliques, planer, récupérer moult Bolts enterrés avec un capteur de métal ou encore marcher sur des surfaces métalliques en défiant les lois de la gravité grâce à des bottes magnétiques... Le tout est bien sûr servi par une jouabilité au-dessus de tout soupçon puisque notre Lombax préféré se dirige avec facilité et précision. Sans rire, imaginez un peu la variété que peut apporter une course poursuite en vaisseau spatial, le carnage réalisable aux commandes d’une tourelle DCA surpuissante ou encore le plaisir que procure la première marche du podium d’une course d’Hoverboard (vous savez, comme le skate "volant" de Marty dans Retour Vers Le Futur... dantesque !) et vous aurez peut-être une vague idée de ce que ce titre a à vous offrir. D’autant plus qu’il évite avec brio et même avec un certain panache les écueils du genre : aller-retours incessants (et surtout inutiles...) dans les mêmes niveaux, level-design réchauffé dès le quatrième stage et objectifs répétitifs passées quelques heures de jeu.

C’EST PAS BIENTOT FINI ?!

Des heures de jeu, justement, le titre va vous en offrir un bon paquet ! Les niveaux sont vastes, les missions nombreuses, généralement faciles d’accès mais parfois un brin plus retorses et la replay-value au rendez-vous puisque le jeu vous proposera des versions "Gold" de vos armes lors de votre seconde partie ainsi que la possibilité de gagner des fameux "Skill Points". Ces derniers, simplement portés à votre connaissance sous la forme d’un intitulé seront autant de casse-têtes : il vous faudra d’abord trouver quoi faire... et ensuite (et surtout !) faire preuve du talent nécessaire pour l’obtention desdits points ! Voilà sans doute le challenge le plus intéressant du jeu car, il faut bien le reconnaître, le soft n’est pas d’une très grande difficulté ! Les premiers niveaux s’enchaînent assez rapidement sans jamais réellement opposer de résistance au joueur. Plus tard, certaines missions ou certains passages demanderont davantage de maîtrise mais globalement le jeu reste très accessible (attention, je n’ai pas dis "facile" !) ce qui est d’autant plus dommage, enfin façon de parler, que cela ne motivera guère les joueurs les plus paresseux et assez habiles avec la Wrench (la clé à mollette quoi !) à utiliser tout l’arsenal mis à leur disposition : un tout petit arrière-goût de gâchis diront certains...

YEAH BABY !!!

Bon... allez... pour finir sur un mot plus personnel, je dirai que ce Ratchet & Clank m’a tout simplement subjugué ! Découvert presque par hasard peu après sa sortie alors que je venait tout juste de me remettre du choc ~Jak & Daxter~, le jeu m’aura scotché devant l’écran pas loin d’une cinquantaine d’heures ! Quelles heures mes amis, à déambuler de planète en planète accompagné d’un robot au flegme "so british", bavard comme une pie, à la poursuite d’un super-héros de pacotille, le tout, sous la pression d’une menace aussi absurde et ridicule que létale ! Veldin est sur l’orbite de la nouvelle planète des Blarg, no problemo, ils vont simplement la vaporiser avec leur méga laser : le Planetizer ! C’est sûr, il plane sur ce jeu une atmosphère très "Austin Powers’ienne" : Chairman Drek, le Dr. Evil du jeu, est certes moins naïf mais comme son homologue cinématographique, il est entouré d’une belle bande de bras-cassés ! Pour le reste, l’affiliation ou du moins l’inspiration me paraît presque évidente : dangers ridicules mais pourtant mortels, une bande de méchants carrément à l’Ouest, un super-héros mou du genou, et des NPCs (Helga, Al...) hauts en couleurs et finalement très attachants. Sans oublier une bonne dose d’humour que l’on retrouve notamment dans les dialogues, savoureux mais seulement en VO... dommage !
Au final, voilà un jeu qui mérite d’être connu et même reconnu : à la vue des ventes et surtout de ses multiples ré-éditions de par le monde, je constate avec plaisir que ce hit a trouvé son public ! Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, passer à côté de ce soft en vous disant que finalement ça doit être un jeu pour gamin serait une très grave erreur : sous ses airs résolument kawaï se cache un jeu palpitant, une aventure peu commune alimenté par un humour très "2nd degré" ! J’ai a-do-ré... et de toute évidence, je ne suis pas le seul. C’est désormais certain, la ludothèque de la PlayStation2 comporte un méga-hit de plus... que l’on peut considérer, à juste titre je pense, comme le nouveau mètre-étalon du genre... et dire qu’il met en scène un furet mécano (© TRUNKS) et un petit robot trop bavard !


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