Le jeu pullule littéralement ! Ainsi, une copie US ou européenne en parfait état devrait se trouver sans aucune difficulté pour un prix avoisinant les 10 Euros ! Comptez tout de même une bonne vingtaine d’Euros pour un exemplaire nippon forcément plus rare. Il est encore possible de mettre la main sur des premières éditions flambant neuves : là, en revanche, les prix peuvent s’envoler !
Jordan MECHNER, le créateur du Prince of Persia originel, a participé au développement du jeu en tant que scénariste, game designer et consultant artistique. Le jeu est également sorti sur PC, Xbox, GameCube et GameBoy Advance. Le jeu a reçu plus d’une vingtaines de prix entre 2003 et 2004 dont, entre autre, "Best Action/Adventure Game" à l’E3 2003, "Editors’ Choice Award" chez IGN et GameSpot ou encore "Game Of The Year 2003" chez Penny Arcade et Electronic Gaming Monthly. Prince of Persia The Sands of Time a obtenu 92% sur Metacritic. Le jeu est également disponible dans les collections "GREATEST HITS" aux États-Unis et "Platinum" en Europe. Le jeu est également sorti sur PlayStation3 sous le nom de "Prince of Persia TRILOGY". Il s’agit d’un portage HD bénéficiant de la 3D stéréoscopique. BRADY GAMES, dans la collection "Signature Series Guide" a édité un guide-book du jeu : Prince of Persia The Sands of Time Official Strategy Guide.
Le Grand Pop est de retour ! (je sais elle est facile). Parti guerroyer un Maharadjah avec papa en Inde, le prince a prouvé sa bravoure en s’emparant de la fabuleuse dague du temps, alors que son auguste géniteur a pris possession dans le même temps des sables du temps. Sur le chemin du retour alors que leur armée fait relâche chez le sultan Azah, un vizir félon de feu le Maharadjah abuse de la naïveté du jeune prince, réveille la malédiction des sables du temps et plonge le palais dans le chaos total. Tous les être vivants sont transformés en zombie des sables. Tous ? non, le prince et la fille du maharadjah, Farah, sont les seuls à échapper au maléfice et devront tout au long de cette aventure épique s’évertuer à rétablir l’équilibre brisé.
J’ai vu avec scepticisme le retour du Grand PoP. Ayant eu l’occasion de m’adonner à une des premières versions à une époque où j’usais mes mimines sur le pad de ma NES à Mario Bros, le jeu ne m’avait pas laissé un souvenir mémorable. Bien élevé, j’avais feint l’émerveillement avec une mauvaise foi (qui aujourd’hui encore provoque une admiration indéfectible et sismique, mais respectueuse, de la part de mes petits camarades) les yeux plissés dans une jubilation silencieuse qui toisait de haut en bas cela va sans dire mais c’est mieux en l’écrivant mon naïf interlocuteur. Il allait de soit que l’arrivée de la 3D n’allait pas révolutionner un concept que je trouvais éculé et dépassé. Une fois n’est pas coutume, j’ai eu tort. Dès les premiers instants de jeu, je voyais en ce Prince de Perse un hit en puissance. Le principe de base n’est pas nouveau, un jeu de plateforme reste un jeu de plateforme, mais la beauté du soft, le choix de narration surprenant, la jouabilité d’une simplicité enfantine transcendent le "je saute de plateforme en plateforme, en évitant les pièges retors, pour sauver ma dulcinée". Et le scénario n’est pas en reste, l’intrigue un peu plus complexe qu’un sauvetage de princesse trop naïve pour ne pas se laisser enlever par un odieux sultan, s’installe lentement et entraîne le joueur vers un dénouement à la fois surprenant et prévisible (avec du recul, il ne pouvait en être autrement !). Et puis, quel plaisir d’entendre le Prince lancer un "Je continue ?" lorsque le joueur décide de faire une pause. On devient l’interlocuteur privilégié de ce Prince oriental à la manière d’un Stéphane BERNE des mille et une nuits. Prince of Persia Les Sables du Temps est un peu comme un jeu de Fumito UEDA avec cette touche occidentalisante à la UBISOFT. L’analogie avec Ico, et dans une moindre mesure avec Shadow of the Colossus est indéniable, rassurez-vous, je ne me lancerai pas dans la défense du frame rate poétique. Beau, aux effets de lumière splendides, grandiose de part son level design, au palais grandiloquent, innovant grâce à son concept de "Dague du Temps", un modèle à suivre. Là où d’autres jeux rivalisent d’ajouts superflus pour ce différencier de la masse, Prince of Persia se permet le luxe d’intégrer ses défauts dans une cohérence artistique au service d’un objectif, remettre le Prince de Perse sur son trône. Et force est de constater que la mission est parfaitement remplie !