TEST
SYNOPSIS
Après de nombreuses années de paix, Evil King est revenu d’entre les morts avec la ferme intention d’étendre son "Empire Of Horror" afin de devenir le maître du monde !
Mais quatre braves guerriers qui avaient déjà, par le passé, réussi à vaincre le tyran ont, eux aussi, été ramenés à la vie... C’est sans compter sur l’aide de leur "Metamorphic Guardian" qu’ils s’apprêtent à livrer la plus terrible bataille de notre temps...
PRESENTATION
4
Pour un ~simple~ jeu d’arcade, soyons clair, elle défonce ! Plusieurs écrans intermédiaires, ma foi fort bien faits, vous présentent l’histoire et une carte au début de chaque stage vous indique votre progression sur l’île. La séquence de fin est, elle aussi, très soignée... d’autant plus qu’il ne s’agit, je le rappelle, que d’un jeu d’arcade !
GRAPHISMES
4
Allons à l’essentiel... techniquement, ce jeu est une bombe : les graphismes sont fins, variés et très colorés autant au niveau des décors qu’au niveau des persos, des ennemis et des boss. Les sprites sont immenses et carrément détaillés... Le dernier stage, ses vitraux et ses éclairages sont, croyez-moi, du plus bel effet !
ANIMATION
4
Système GX oblige, KONAMI fait montre d’une belle maîtrise technique : plus d’une dizaine de sprites à l’écran et aucun ralentissement, pire... ils se permettent même d’utiliser moult effets spéciaux : rotation, distorsion, zoom et transparence. Notez que ça n’est que très récemment que j’ai appris que le système GX est construit autour d’une architecture 32 bits... en 1993, c’était donc une pure machine de guerre vidéo-ludique !
JOUABILITE
4
D’excellente facture, mes amis ! Avec seulement deux boutons, KONAMI parvient à doter ses personnages d’un panel de coups des plus respectables... Jamais pris au dépourvu, le joueur ne pourra s’en prendre qu’à lui-même en cas de soucis (c’est-à-dire si vous jouez comme un manche...) Ajoutez à cela le fait de pouvoir jouer jusqu’à quatre simultanément, de pouvoir frapper les ennemis au sol et je crois bien que l’on tient là le défouloir absolu !
DUREE DE VIE
5
Quand un jeu est aussi bestial que celui-ci, aussi défoulant et finalement aussi addictif, on lache le stick et les boutons un instant pour applaudir ! Plus sérieusement, voilà un beat'em all qui tient la route et qui, convenablement paramétré, offre un challenge très intéressant. Du coup, on y revient sans cesse...
SON
5
La bande-son, en stéréo... excusez du peu... est tout simplement une tuerie sans nom : les musiques dans un pur style gothique sont absolument géniales, d’une qualité presque indécente pour de la ROM, les bruitages sont de très bonne facture et les voix digit’ font vraiment froid dans le dos... croyez-moi, le "pleine de bruits et de fureur" est tout ce qu’il y a de plus justifié... et je le répète encore une fois, jouer à un beat’em all où ça hurle, frappe, cogne et explose à tout va sur fond de musique gothique endiablée (comment ça je m'emporte !?) est d’une rare jouissance...
Plus de détails...
ACCESSIBILITE
5
Un stick et deux boutons à gérer pour que s'opère à l'écran un carnage massif des plus plaisants ! Le gameplay est bien pensé et la jouabilité très instinctive. Du tout bon, en somme !
LES + LES -
+ Une bande-son qui déchire !
+ Jusqu’à quatre joueurs !
+ L’ambiance...
+ Des bonus stages variés…
- Seulement 6 niveaux...
- La carte reste encore très chère !
- Pas encore parfaitement émulé...
- ...peu de joueurs le connaissent !
VERDICT
9 En 1993, année de la sortie de ce jeu, subsistait à la télévision française une émission qui répondait au doux nom de Télévisator 2 , elle était animée par le sympathique Crevette (aka Cyril Drevet, le fils même du très célèbre Patrice...), journaliste à feu Player One et de la très charmante Ness (qui depuis a parcouru beaucoup de chemin, non ?). Cette émission, savant mélange de séries telles que Albator ou bien Tiny Toon et de jeux vidéo, avait la particularité (en plus de ne jamais commencer à l’heure !) de balayer très large : Game Boy, NeoGeo, Super Famicom et même, de temps à autre, des jeux d’arcade... et voilà qu’un beau jour on nous présente un beat’em all en disant, je cite, que "KONAMI débarque dans les salles d’arcade avec une nouvelle borne pleine de bruits et de fureur !"... S’en sont suivis quelques extraits du jeu (extraits ensuite longuement repassés en boucle puisque j’avais pour habitude d’enregistrer cette émission...) et un long... très long silence de ma part. Je me souviens de ma réaction comme si c’était hier : j’étais resté sans voix (d’où le long silence...), sur le cul, tout simplement ébahi, émerveillé, subjugé par ce jeu... Comment diable avaient-ils fait chez KONAMI pour accoucher d’un tel jeu ? J’ai ensuite, durant de longues années, espéré une adaptation sur une console de salon mais cette adaptation n’est jamais arrivée... (d’ailleurs, c’est quand ils veulent, chez KONAMI !). Je n’en ai pas oublié ce jeu pour autant ! Et ce n’est que 9 ans plus tard (quand je vous disais que ce jeu m’avait marqué...) que j’arrive, par hasard, à mettre la main sur un PCB (enfin à mille balles le jeu, on ne peut pas trop parler de hasard...) et le faire fonctionner... Verdict ? Merci mon Dieu pour ce grand moment de ma vie de gamer...
"Awaken my brave warriors !"... voilà comment débute l’expédition punitive menée tambours battants par Ban, Claude, Max et Ivan... à travers les six niveaux (eh, oui ! seulement six niveaux... mais c’est de l’arcade, ne l’oublions pas !) qui composent le jeu. Et quel jeu mes amis ! Techniquement parlant, ce Metamorphic Force est au-dessus de tout soupçon... c’est bien simple, ça claque la gueule ! Sprites immenses, action ininterrompue et gameplay super efficace : la transformation de votre héros est accompagnée d’un déluge pyrotechnique, balayant tout à l’écran et laissant, accessoirement, le joueur sans voix. Le tout saupoudré d’une bande sonore, merci KONAMI, d’une qualité proprement ahurissante ! A la question "a-t-il vieilli, aujourd’hui ?", je répondrai "oui, mais à peine !". Ainsi, les joueurs familiers des années 16-bits y verront là un magnifique beat’em all qui n’a rien perdu de sa superbe. Les autres, davantage intéressés par les polygones texturés, le regarderont du coin de l’œil en se demandant "c’est quoi cette croûte préhistorique ?". Choisis ton camp, camarade joueur !
Hélas, le jeu n’est pas parfait, vous vous en doutiez bien, puisque KONAMI a adopté un système de jauge de vie assez détestable pour la version américaine uniquement (la version japonaise se souffrant pas de ce défaut, elle est donc parfaite... comme d’hab’ avec les versions japonaises), puisqu’il s’agit en fait d’un compte à rebours... lequel défile encore plus vite lorsqu’on se prend un coup. Donc, en admettant que vous ne vous fassiez jamais toucher (ça reste tout de même très... très peu probable...) il vous faudra glisser beaucoup de pièces dans la fente pour espérer finir le jeu. Mais ne boudons pas notre plaisir, ce Metamorphic Force est une aubaine pour tout fan de beat’em all... D’autant plus qu’il commence à être émulé correctement le rendant ainsi accessible à un nombre de joueurs toujours plus grand ! C’est bien simple, dans le genre ce jeu fait partie, avec Sengoku 2001, de mes titres fétiches... aux côtés du mythique Streets Of Rage II bien entendu...