MEFIANCE

Amis lecteurs, j’ai envie de hurler de joie comme un pitbull qui aurait vu une jambe de vieux ! Non, ce serait plutôt comme une bande de scouts en rut avant l’ouverture du salon de l’érotisme : Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh que c’est bon !!! Enfin de retour parmi Vous !!!

A ma décharge, pris dans les tourbillons d’une vie professionnelle mouvementée ces derniers temps, où de viles incompétentes ont tenté d’abuser de ma gentillesse et camoufler leur nullité derrière un sac de sable portant mon nom, j’ai dû remettre certaines choses dans leur contexte, d’où cette absence bien trop longue.

Mais je vois des rides d’inquiétudes ceindrent vos fronts ! Non tout va bien, soyez rassurés, la gourgandine a été châtiée sévèrement, copie à tous ses chefs. Attention, en finesse, pas d’odieux tacle au niveau de la glotte en pleine surface de réparation devant les caméras de TF1, non, non, un bon petit plaquage à faire sauter les plombages, viril mais correct et en me relevant, dos à l’arbitre,......... j’ai arraché une fosse nasale avec mon majeur tendu qui je ne sais comment s’était retrouvé coincé dans son pif. "Mais c’est de la science-fiction !" m’a-t-elle dit. Et oui ma petite souillon ! C’est un peu comme un deuxième trou du cul, fait au laser ! Ca cautérise direct, mais ça gratte quand même un peu ! En espérant que vous me pardonnerez, chers lecteurs !

En ce joli mois de mars, point de bilan vidéoludique du trimestre écoulé, point de longues tirades sur Final Fantasy Tactics PSP qui me comble d’aise, sur Street Fighter IV et autre Killzone 2. Car l’actualité a été riche, très riche ! Et le jeu vidéo a une nouvelle fois fait les grands titres mais toujours pas pour les bonnes raisons : un jeune lorrain pris d’une folie vidéoludique aurait poignardé sa jeune sœur et la nouvelle pathologie liée au jeu vidéo, après les tendinites Wiitis, voici la PlayStation palmar hidradenitis. Pour ceux qui savent, passez au paragraphe suivant, pour les autres, il s’agit d’une affection des mains dont a été victime une jeune fillette de 12 ans. Accrochez-vous ça secoue : l’excitation provoquée par un jeu, l’impatience d’obtenir un résultat – ou la crainte de perdre des points – et la transpiration de ses mains a eu des effets nocifs sur les paumes de ses mains : microlésions aggravées par la transpiration. Elle aurait joué sous la couette la nuit contre l’avis de ses parents la petite scélérate !

Un message d’avertissement s’impose ! Méfions nous des médias qui veulent du bien aux gamers ! Ce qu’on appelait dans nos cours d’histoire "propagande" triomphe désormais dans le conseil vidéoludique parental télévisuel gouvernemental radiophonique de la presse quotidienne et cache en fait une bonne vieille médecine de Molière. Restons sur le qui-vive. Ainsi cette façon de mettre sans cesse en relation l’addiction, la violence et autres mains qui suent avec le jeu vidéo en usant de subterfuges grossiers pour éviter de dénoncer les causes réelles de ces nouveaux maux des temps modernes. Nous sommes tous animés par cette passion du jeu vidéo et pour autant, même si jouer à God Of War nous procure un immense plaisir, nous n’en sommes pas pour autant devenus des drogués ou des psychopathes aux mains calleuses ! Loin de moi, l’idée de balayer d’un revers de main lisse et douce, une éventuelle relation entre addiction, violence, mains moites et jeu vidéo, cela nécessitera à minima un dossier complet (en retard certes mais en cours), malgré cela, la causalité habilement énoncée par les Diafoirus de tous horizons laisse bien trop de dépôts : des mots, des phrases, les bruits de la rumeur, pas d’analyse poussée, rien de précis, ça rentre par une oreille, ça sort par l’autre mais entre les deux ça laisse une trace dans la part de cerveau disponible, ce qu’on appelle dans la communication "l’amalgame confusionnel" : jeux vidéo, jeunes, violence, addiction, mains de fermier népalais... Et bien entendu personne hormis les gamers pour mettre en doute ces affirmations. Prenons pour exemple l’étude suivante (merci feu mon professeur d’économie M. MILLOT), distribuons dans une maternité alsacienne un questionnaire aux futurs parents concernant leur village : la taille, y a-t-il une église ? Une école ? L’âge du maire,... Des sociologues à chapeaux pointus dépouillent l’enquête, remettent leurs premières conclusions à des statisticiens à bonnets d’âne qui utilisent des formules de calcul très, très, vraiment très compliquées puis transmettent des chiffres à des universitaires avec leur chapeaux de bouffon pour qu’ils concluent. Pour finir, des journalistes à chapeaux ridicules publient les résultats. Et que dirait-elle ? Que le taux de natalité dans les villages où nichent des cigognes est supérieur à celui des villages où il n’y en a pas ! Imparable, bien que grotesque ! Il ne reste plus qu’à mettre la cigogne en relation avec la natalité pour conclure d’un lien de causalité de ce qui n’est qu’une fable pour enfant ! Dès lors, les plans de relance de la natalité, comporteront un volet d’implantation de cigognes dans les villages. Or, si l’on rejette cette pensée magique au profit d’une pensée rationnelle, on en déduit que l’explication d’un accès de folie vidéoludique de son fils par la mère reste assez douteuse que la vérité est certainement plus tragique, qu’il est difficile de jouer à la PSone ou la PS2 sous la couette même avec une télé 36 cm, qu’il est difficile pour un dermatologue de se faire mousser avec une maladie d’un cul qui gratte à cause d’un canapé bon marché, et que la PlayStation palmar hidradenitis, permet au moins de passer au journal de Laurence Fiat500 (vu son audimat Ferrari est peut-être un peu exagéré !) et que malgré mes nombreuses heures de jeu dans une vie étudiante passée, si j’avais les mains calleuses, ce n’était pas à cause de la manette de ma console !.................. Quant à H.S., lui aussi a les mains calleuses, mais c’est à force de donner des claques sur les fesses de ses rédacteurs en retard !



Publiée le 22 mars 2009
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