Le jeu est plutôt courant en version américaine : de nombreuses copies neuves circulent encore à des prix très intéressants : une bonne vingtaine d’Euros devrait suffir ! La version européenne "simple" est également facile à trouver et ne coûte généralement guère plus de 20-25 Euros. L’édition collector, limitée, reste une belle pièce de collection assez difficile à trouver : comptez environ 70 Euros... La version japonaise, récemment sortie, affiche un prix d’une soixantaine d’Euros selon les boutiques.
En Europe, le jeu est également sorti en édition collector limité à 30 000 pièces : ce coffret en boîte métallique (SteelBox) contient un DVD bonus du Making Of, l’OST du jeu et d’une série d’images. Le jeu est également disponible dans les collections "GREATEST HITS" aux États-Unis et "Platinum" en Europe.
Le scénario uchronique de Killzone se déroule dans un futur proche s’inspirant d’un passé pas si lointain... Les gouvernements de la Terre, fort de leur avancée technologique se sont lancés dans la conquête spatiale. Multipliant les colonies aux quatre coins de l’univers et désireuse de mettre en place un système politique semblable au modèle terrien, il fut décidé de les placer sous la férule de l’ISA (Alliance Stratégique Interplanétaire). Hélas, les conditions de vie n’étaient pas les mêmes pour tous, notamment sur la planète Helgan. Ses habitants, soumis à diverses contaminations dues à des expériences biologiques, laissés à l’abandon par les autorités terrestres, décident de se battre pour regagner leur dignité. Simples combattants du dimanche au départ, c’est sous le commandement du dictateur VISARI plus proche du despote sanguinaire assoiffé de puissance que du philanthrope humaniste syndicaliste avide de justice, qu’ils deviennent les redoutables guerriers Helghasts. Plusieurs capitales de l’ISA viennent de tomber entre leurs mains quand vous vous levez pour leur faire face dans l’odeur du napalm au petit matin ; dans la peau de Templar (un saint ce personnage), un soldat de l’ISA. Rapidement vous rencontrerez d’autres compagnons d’armes : Luger, la solid snake du groupe, Rico Velasquez qui a érigé la chirurgie à la sulfateuse en philosophie de vie et le colonel Hakka, un espion Helghast à la solde de l’ISA, pour siffler la fin de la récréation helgane.
Killzone, le dernier né des studios GUERILLA est un soft à ambiances : visuelle et sonore. Se retrouver submergé par le feu nourri des Helghasts, voir au loin deux points rouges, laissant une légère rémanence, est une sacrée expérience vidéoludique. Les déflagrations des explosions projetant le sable sur votre téléviseur, laissant un grain poussiéreux sur l’image, les grenades sans goupilles dont le compteur monte inexorablement avant l’explosion, les effets visuels et sonores, les scènes d’anthologies sont autant de perles qui s’enfilent au fil du collier "Immersion totale" ; des atouts qui donnent à la PS2 ses premières lettres de noblesse dans le genre. L’esthétique unique semble empruntée au cinéma, savant mélange de Jin-Roh et de "Il faut sauver le soldat Ryan". L’alchimie opère, le joueur est conquis, il ne lâchera la manette qu’à la dernière image de la cinématique de fin. Dès les premiers instants de jeu le décor est planté et les ambitions sont affichées, Killzone veut être un monolithe du FPS. Las, les capacités techniques de la PlayStation 2 abandonnent le fringrant FPS, fier de ses choix artistiques au milieu du guet, dans la vase frame rate et clipping jusqu’au genou. Fort heureusement, le scénario uchronique vient à son secours et l’extirpe de la boue. Cette opération de sauvetage a néanmoins un coût, la liberté de mouvement. Quoique fasse le joueur, l’histoire se déroulera toujours de manière analogue, la replay value en prend un coup sur la calebasse. Envoûtant et violent à l’esthétique redoutable, Killzone est à la hauteur de sa réputation de meilleur FPS sur PS2, à essayer absolument en attendant Killzone 2 sur PS3...