KILLZONE
"IN TIMES OF WAR, DO NOT CRAVE HONOUR, DO NOT PRAY FOR ORDERS, AMITY OR SURRENDER. ASK ONLY THAT YOU OUTLIVE THE DAY."
DATABASE
TITRE ORIGINAL KILLZONE
GENRE: FPS
DEVELOPPEUR: GUERRILLA
MACHINE: PLAYSTATION 2
ANNEE: 2004
JOUEUR(S): 2
DIFFICULTE: NORMALE
SAUVEGARDE: MEMORY CARD (64KB)
MEDIA: DVD-ROM
REFERENCE: SLPM-66151 (JAP)
SLUS-97402 (USA/GREATEST HITS)
SCES-52004 (EUR)
SCES-52004/P (Platinum)
DATE DE SORTIE: 27/10/2005 (JAP)
02/11/2004 (USA)
25/08/2005 (GREATEST HITS)
26/11/2004 (EUR)
10/06/2005 (Platinum)
PRIX A SA SORTIE: ¥7,140 (JAP)
$49.99 (USA)
$24.99 (GREATEST HITS)
59.99€ (EUR)
24.99€ (Platinum)

COTE

Le jeu est plutôt courant en version américaine : de nombreuses copies neuves circulent encore à des prix très intéressants : une bonne vingtaine d’Euros devrait suffir !
La version européenne "simple" est également facile à trouver et ne coûte généralement guère plus de 20-25 Euros. L’édition collector, limitée, reste une belle pièce de collection assez difficile à trouver : comptez environ 70 Euros...
La version japonaise, récemment sortie, affiche un prix d’une soixantaine d’Euros selon les boutiques.


BON A SAVOIR

En Europe, le jeu est également sorti en édition collector limité à 30 000 pièces : ce coffret en boîte métallique (SteelBox) contient un DVD bonus du Making Of, l’OST du jeu et d’une série d’images.
Le jeu est également disponible dans les collections "GREATEST HITS" aux États-Unis et "Platinum" en Europe.


TEST

SYNOPSIS

Le scénario uchronique de Killzone se déroule dans un futur proche s’inspirant d’un passé pas si lointain... Les gouvernements de la Terre, fort de leur avancée technologique se sont lancés dans la conquête spatiale. Multipliant les colonies aux quatre coins de l’univers et désireuse de mettre en place un système politique semblable au modèle terrien, il fut décidé de les placer sous la férule de l’ISA (Alliance Stratégique Interplanétaire). Hélas, les conditions de vie n’étaient pas les mêmes pour tous, notamment sur la planète Helgan. Ses habitants, soumis à diverses contaminations dues à des expériences biologiques, laissés à l’abandon par les autorités terrestres, décident de se battre pour regagner leur dignité. Simples combattants du dimanche au départ, c’est sous le commandement du dictateur VISARI plus proche du despote sanguinaire assoiffé de puissance que du philanthrope humaniste syndicaliste avide de justice, qu’ils deviennent les redoutables guerriers Helghasts. Plusieurs capitales de l’ISA viennent de tomber entre leurs mains quand vous vous levez pour leur faire face dans l’odeur du napalm au petit matin ; dans la peau de Templar (un saint ce personnage), un soldat de l’ISA. Rapidement vous rencontrerez d’autres compagnons d’armes : Luger, la solid snake du groupe, Rico Velasquez qui a érigé la chirurgie à la sulfateuse en philosophie de vie et le colonel Hakka, un espion Helghast à la solde de l’ISA, pour siffler la fin de la récréation helgane.


PRESENTATION
5
Les Helghasts rappellent sans aucun doute possible, l’armée nazi et ce retour incessant à l’histoire donne corps à cette uchronie aidé en cela notamment par une somptueuse introduction montrant Visari haranguant une marée de Helghasts en tenue de combat. Elle pose les bases du conflit opposant les Helghasts aux combattants de l’ISA, le tout sur une musique symphonique prélude musical à des combats acharnés et sans pitié. Le jeu est ponctué par de superbes intermèdes cinématiques accentuant le réalisme du soft et permettant une immersion totale du joueur. L’influence cinématographique des grands films du genre ("La Ligne Rouge", "Il faut sauver le soldat Ryan") est revendiquée et assumée.

GRAPHISMES
4
Killzone est une petite merveille graphique. Certes, les textures manquent parfois de finesse, un halo gris lointain cache la souffrance de la PS2 mise à rude épreuve, mais grâce à un level design soigné et inspiré, un charac design superbe plagiant les fameux "Kerberos Panzer Corps" du fabuleux Jin-Roh, la qualité de modélisation des armes, des personnages et autres bâtiments, sans oublier des jeux de lumières fabuleux font tomber ces défauts dans les oubliettes de la mémoire visuelle du joueur. Le design général du jeu est harmonieusement placé dans une ambiance globale exaltante, et le grain particulier de l’image n’est pas étranger à l’ivresse que l’on ressent manette en main.

ANIMATION
3
Hélas à trop vouloir être le Halo-Killer tant prophétisé par SONY, Killzone se heurte aux limites techniques de la PS2. On assiste régulièrement à des chutes vertigineuses de frame rate et il n’est pas rare de voir apparaître des éléments du décor par la magie merveilleuse du clipping, le tout dans un épais brouillard londonien. Pour ne rien arranger à la chose, il n’est pas rare que les cadavres de vos adversaires gisent comme des pantins pathétiques, un bras encastré dans le rocher, une jambe pénétrant dans le mur d’en face. La crédibilité en prend un sérieux coup et force est de constater qu’on est bien loin des minima techniques requis pour pouvoir prétendre au titre de Halo-Killer. A leur décharge, les développeurs n’ont pas été avares en petits détails dispensables mais tellement immersifs. Ils ont eu la bonne idée d’ajouter une série d’animations spécifiques pour des actions telles que recharger son arme, grimper une échelle, sauter par-dessus une barricade, lancer une grenade (splendide !!!)... poussant le vice (ou la vertu dans ce cas précis), à faire plaquer au personnage son arme contre son corps lorsque l’idée lui vient de courir. On s’y croirait !

JOUABILITE
4
Fort heureusement, les chutes de frame rate et le clipping ne nuisent pas au gameplay. Tous les boutons de la manette sont mis à contribution. Au départ la visée à l’aide du stick analogique déstabilisera les férus de la souris et du clavier entre autre lors de l’utilisation du viseur du fusil de sniper, mais la possibilité de régler la sensibilité du curseur et l’habitude permet de passer outre ce désagrément. Sans pour autant être révolutionnaire, le gameplay s’appréhende facilement, (le placement sur les touches des actions est très bien pensé) et permet de se plonger dans l’action rapidement sans avoir recours à de longs tutoriaux rédhibitoires. Par ailleurs, les développeurs ont tenu compte des caractéristiques distinctes des personnages jouables. Ainsi, chacun d’entre eux dispose d’une maniabilité et de compétences particulières influençant légèrement le déroulement de l’action, sulfater avec Rico et le nombre d’adversaires rencontrés sera plus important que si le choix se porte sur une stratégie d’infiltration avec la féline Luger. Une jauge d’endurance, les empêche d’ailleurs de courir pendant toute la durée du niveau. Néanmoins, la jouabilité n’est pas exempte de quelques petits défauts : les actions "spéciales", grimper à une échelle... nécessitent un placement à la précision redoutable digne d’un horloger suisse jusqu'à l'apparition d'une icône permettant de réaliser l’action. Handicapant lorsque les Helghasts vous arrosent avec la précision de snipers yougoslaves. A cela s’ajoute une I.A des adversaires décevante au final. Pourtant, c’était bien parti, les Helghasts savent tirer et sont loin d’être bêtes, ils n’hésitent pas à arroser copieusement le joueur même s’il est à couvert, cherchant la sécurité plutôt que de se ruer bêtement, baïonnette au canon sur votre sulfateuse, quant aux canonniers et autres artilleurs, ils ne souffrent pas d’un strabisme convergent aigü. Dommage qu’ils se laissent contourner avec tant de facilité et qu’ils oublient de vous poursuivre lorsque vous fuyez à toutes jambes. Vos alliés en revanche n’ont pas eu droit a tant de soin, incapables de toute décision intelligente comme assurer vos arrières et protéger vos angles mort, ils sont autant de ciment autour de vos pieds déjà lestés par une bonne difficulté. On appréciera le système de bouclier qui régénère une partie de la vie perdu de votre personnage permet de négocier sereinement les passages les plus délicats (et ils sont nombreux). En ce qui concerne les armes, elles sont nombreuses et variées allant de l’arme de poing au fusil en passant par le fusil de snipe à la sulfateuse sans oublier les éternelles grenades. A noter qu’elles possèdent toutes un tir secondaire, charmante attention très utile dans certains moments du jeu.

DUREE DE VIE
3
La durée de vie avoisine une douzaine d’heures que l’on égrène au gré des onze chapitres du jeu. Un peu court...

SON
4
L’ambiance sonore est grandiose, les thèmes musicaux composés par Joris DE MAN et interprétés par l’orchestre philharmonique de Prague collent parfaitement à l’ambiance générale de combats permanents ! Tantôt passionnées, tantôt violentes, tantôt douces, grâce également à des bruitages et des doublages de haute volée, l’immersion n’est plus uniquement visuelle mais également sonore. Un sans faute !

ACCESSIBILITE
5
Le soft ne pose aucun problème d’accessibilité, les voix doublées sont sous-titrées en anglais pour ceux qui auraient des soucis "avé l’accent" et la difficulté est savamment dosée.

LES +LES -
+ L’ambiance visuelle !
+ L’ambiance sonore !
+ Le scénario...
+ 4 personnages jouables.
+ Un level design riche et varié.
- Le manque de liberté !
- Des carences techniques...
- Une IA décevante...

VERDICT
8

Killzone, le dernier né des studios GUERILLA est un soft à ambiances : visuelle et sonore. Se retrouver submergé par le feu nourri des Helghasts, voir au loin deux points rouges, laissant une légère rémanence, est une sacrée expérience vidéoludique. Les déflagrations des explosions projetant le sable sur votre téléviseur, laissant un grain poussiéreux sur l’image, les grenades sans goupilles dont le compteur monte inexorablement avant l’explosion, les effets visuels et sonores, les scènes d’anthologies sont autant de perles qui s’enfilent au fil du collier "Immersion totale" ; des atouts qui donnent à la PS2 ses premières lettres de noblesse dans le genre. L’esthétique unique semble empruntée au cinéma, savant mélange de Jin-Roh et de "Il faut sauver le soldat Ryan". L’alchimie opère, le joueur est conquis, il ne lâchera la manette qu’à la dernière image de la cinématique de fin.
Dès les premiers instants de jeu le décor est planté et les ambitions sont affichées, Killzone veut être un monolithe du FPS. Las, les capacités techniques de la PlayStation 2 abandonnent le fringrant FPS, fier de ses choix artistiques au milieu du guet, dans la vase frame rate et clipping jusqu’au genou. Fort heureusement, le scénario uchronique vient à son secours et l’extirpe de la boue. Cette opération de sauvetage a néanmoins un coût, la liberté de mouvement. Quoique fasse le joueur, l’histoire se déroulera toujours de manière analogue, la replay value en prend un coup sur la calebasse.
Envoûtant et violent à l’esthétique redoutable, Killzone est à la hauteur de sa réputation de meilleur FPS sur PS2, à essayer absolument en attendant Killzone 2 sur PS3...


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