GRADIUS V
"A TREASURE OF INTENSE SHOOTING ACTION !"
DATABASE
TITRE ORIGINAL GRADIUS V
GENRE: SHOOT’EM UP
DEVELOPPEUR: KONAMI
MACHINE: PLAYSTATION 2
ANNEE: 2004
JOUEUR(S): 2
DIFFICULTE: TRES DIFFICILE
SAUVEGARDE: MEMORY CARD (40 KB)
MEDIA: CD-ROM
REFERENCE: SLPM-62462
/ VW176-J1 (JAP)
SLPM-62621
/ VW176-J2 (KONAMI The BEST)
SLUS-20712 (USA)
SCES-52095 (EUR)
DATE DE SORTIE: 22/07/2004 (JAP)
26/05/2005 (KONAMI The BEST)
14/09/2004 (USA)
08/10/2004 (EUR)
PRIX A SA SORTIE: ¥7,329 (JAP)
¥2,940 (KONAMI The BEST)
$29.99 (USA)
29.99€ (EUR)

COTE

La première édition japonaise reste relativement facile à trouver mais cote, étrangement, encore assez : 45 Euros pour une occaz’... Notez que la version japonaise est également disponible en édition "The Best" : 30 Euros maximum pour une copie neuve. Les versions américaine et européenne sont très courantes et bien meilleur marché : entre 20 et 25 Euros, pas plus !


BON A SAVOIR

KONAMI, pour le développement de ce 5ème volet, a fait appel à TREASURE. Ainsi, ce sont d’anciens développeurs ayant travaillé sur les premiers Gradius, des membres de la team Radiant Silvergun / Ikaruga et aussi une participation de G-REV, à l’origine de Border Down, qui auront donné naissance à cet opus 128-bits !
Pour les spécialistes... vous aurez noté que Vic Viper fait une apparition en guest star dans Zone of the Enders 2.
Le jeu est également disponible dans la collection "KONAMI The BEST" au Japon.
KONAMI, sous le label KONAMI Media Entertainment, a sorti un album de l’OST du jeu : GRADIUS V SOUNDTRACKS (KOLA-081).


TEST

SYNOPSIS

"Il y a bien longtemps, une forme de vie destructrice, née dans les profondeurs obscures de l’espace, a été anéantie au cours d’une pénible bataille contre l’armée de Gradius (et ce n’est pas peu de le dire). Cependant des restes de cellules de cette forme de vie flottant dans une poche de l’univers passée inaperçue ont réussi à survivre (et voilà ce qui arrive quand on ne termine pas proprement le travail). Doucement mais sûrement, les cellules se sont multipliées et ont fini par former un nouveau type de cellule bactérienne. Une attaque surprise de l’armée de Zélos a fortement endommagé une station spatiale qui se trouvait en orbite. L’armée de Gradius a vite mis au point une stratégie de contre-attaque. Vic Viper, un super-avion de chasse de l’espace-temps appartenant à l’unité de soutien offensif à grande portée, s’est envolé pour contre-attaquer." J’ai honte d’avoir recopié la jaquette, mais cela fait toujours plus sérieux qu’une introduction du genre : "Les méchants n’ont pas tous été dégommés dans le 4... ils reviennent encore plus forts et plus méchants. Vous êtes le seul ou les seuls à pouvoir les arrêter", non ?


PRESENTATION
4
Un joli CD dans une belle boîte en plastique avec comble du bon goût, un emplacement pour insérer une memory card rien que pour Gradius V. Une belle notice toute en couleurs avec des signes incompréhensibles pour la version japonaise et en français pour la version PAL. Trêves de tergiversations futiles dont la stérilité est comparable à celle d’un escargot agonisant, et de calembredaines frivoles. L’aube est blafarde et le devoir est ardu, il faut tester cette merveille en conservant un peu de dignité et de crédibilité.
L’intro en images de synthèse belle et dynamique ne trompe pas sur ce qui va suivre, un grand mais difficile moment de jeu vidéo...

GRAPHISMES
5
Ils déchirent la rétine comme l'homme affamé sa tranche de pain de mie. Ce n’est pas usurpé de décrire Gradius V comme le plus beau shoot horizontal sur console. Ca laisse pantois comme un melon. La référence à Ikaruga est constante jusqu’en dans le choix des couleurs et de certains décors qui ne méritent que des louanges.

ANIMATION
4
Mais ce n’est pas tout, car Gradius V est trop sexy pour faire tapisserie. Cela bouge bien et dans tous les sens. Malgré la surcharge d'ennemis, les boss monstrueux à l'écran ou leur armement de destruction massive (bien réel celui-là), le jeu ne ralentit jamais, exception faite des explosions "Ikaruguesques" qui donnent dans la conflagration démesurée. Tout semble donc fluide et couler comme l’eau à la source dans le jardin d’Eden sauf qu’il est à déplorer la scène animée du second stage que l’on regarde émerveillé la première fois et contre laquelle on peste à la deuxième, car on ne peut les passer par une légère pression sur le bouton de tir et elle est autant de cassures agaçantes à notre concentration (c’est de la mauvaise foi et alors !)

JOUABILITE
5
L’héritage des précédents épisodes de la série est indéniable. KONAMI a conservé le principe d’armement modulable qui a fait sa gloire tout en veillant à le moderniser. Récupérer les bonus laissés par les ennemis détruits fait progresser d’une case sur la barre d’option d’armement et le joueur à la lourde tâche de choisir quand l’activer. Cela donne une dimension stratégique toute particulière et très agréable car le choix des premières options est primordial et peut faciliter l’obtentions des bonus suivant. Ainsi il est possible de transformer le vaisseau en Grosse Bertha spatiale, après l’avoir équipé d’un laser, missiles, quatres nodes et autres boucliers. Bien sûr tout écart et ce malgré le test collision ultra précis et plus généreux qu’on peut le penser (seul le cockpit est vulnérable) vous laissera comme un Worm armé d’un pistolet à eau. Heureusement les résurrections sont instantanées et l’invincibilité laisse le temps de reprendre au moins les petits nodes durement gagnés. Avant chaque partie, ou après chaque utilisation de continue, le joueur choisit parmi quatre types de vaisseaux aux mouvements de nodes et tirs de missiles spécifiques. Les combinaisons d’armement sont donc nombreuses.

DUREE DE VIE
3
Difficile à dire ! En fait, tout dépendra de votre persévérance ! Soit le jeu parviendra à vous captiver, auquel vous y jouerez encore et encore, gagnant de ce fait de plus en plus de Crédits... Soit le jeu parviendra à vous écoeurer, auquel cas "Hop, retour à l'étagère"...

SON
2
Les reproches que l'on peut formuler à l’égard de Gradius V tiennent du détail, à l'exception des musiques, qui auraient mérité un meilleur traitement. Les compositions ne marquent pas les esprits, fait d'autant plus étonnant quand on apprend qu'elles sont l'oeuvre d'Hitoshi SAKIMOTO, pourtant habitué aux succès avec ses bandes-sons (Final Fantasy Tactics, Vagrant Story). Heureusement, les bruitages sont à la hauteur des explosions, ikarugesques.

ACCESSIBILITE
3
La difficulté ne manquera de provoquer de nombreux vols planés de manettes contre certaines télés. En effet, pour le jeune joueur du dimanche, peu habitué au shoot'em up old school et à sa difficulté d'une manière générale, jouer à Gradius V lui procurera autant de plaisir qu’un rugbyman piétiné par un pack de 900 kg lancé à la vitesse d’un sanglier dans un champ de maïs. Car Gradius V est impitoyable pour le commun des joueurs. Pour éviter l’écoeurement, TREASURE a repris le système des crédits cumulatifs. Chaque heure de jeu (laisser tourner la console ne compte pas petits tricheurs !) donne droit au Saint Graal d’un crédit supplémentaire qui vient gonfler les 3 de base. Après un rapide calcul on se rend compte qu’un Free Play suppose donc 18 heures de jeu (Et oui quand même). Mais comme les progrès sont manifestes à chaque partie, la récompense est double. Les patterns des boss se domptent à la longue quoique devant leur déploiement d’artillerie, il est parfois très difficile de penser que les détruire est du domaine du possible.
C'est surtout le mauvais joueur qui s'exprime (je sais c’est très vilain mais je me pardonne, je suis très généreux), j’aurais aimé que la couleur de certaines pastilles envoyées par les ennemis soit un peu plus lisible à l'écran,de même qu’une meilleure différenciation des premiers plans avec les seconds plans afin de m’éviter de m’écraser bêtement contre certains murs que je ne pensais pas aussi près.
Petit aparté : le premier joueur du classement actuel a presque réussi à faire quatre boucles consécutives (28 niveaux) en un seul crédit (Type-1). Ca calme !

LES +LES -
+ Magnifiquement TREASURE !
+ Le système des crédits supplémentaires !
+ 60 Hz en PAL... ça fait plaisir !
+ Petit prix !
- Une difficulté parfois écoeurante !
- Des musiques transparentes !
- Un scénario minimaliste !

VERDICT
8.5

Né en 1985 sur borne d’arcade, la série des Gradius s’est rapidement imposée comme une référence en matière de shoot’em up à scrolling horizontal, preuve en est, les multiples déclinaisons sur les différents supports, de la MSX, à l’Amstrad, en passant par la PC-Engine et autres Super Nintendo.
20 ans séparent le premier épisode de ce 5ème opus exclusif à la PlayStation 2 marquant un renouveau du genre. L’âge d’or du shoot’em up est derrière nous c’est indéniable et ce n’est pas les trois ou quatre titres par an du genre qui me contrediront, mais force est de constater que le cultissime Gradius ne s’est jamais aussi bien porté que dans cet épisode. En cette époque de 3D et autres temps réél, faire un shoot tout ce qu’il y a de plus old school voilà pari "osé", pour ne pas dire suicidaire. Mais si Neil ARMSTRONG ne s’était pas écarté des sentiers fléchés du Club Vosgien, la Lune attendrait encore. Les plus nostalgiques d’entre nous apprécieront ses références au passé glorieux du shoot’em up, les précédents Gradius, Salamander pour les grosses griffes du stage 4 ou encore Ikaruga pour les explosions et le passage du deuxième stage où un second vaisseau plonge avec vous dans les entrailles d’une base, ou bien encore dans la subtilité de certains affrontements qui demandent de s’abriter derrière des blocs prêts à s’effondrer ou derrière des météorites. Malgré l’ambiance musicale anecdotique et sa difficulté à faire hurler, Gradius V est trop bon et trop rare pour passer à côté.


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