La première édition japonaise reste relativement facile à trouver mais cote, étrangement, encore assez : 45 Euros pour une occaz’... Notez que la version japonaise est également disponible en édition "The Best" : 30 Euros maximum pour une copie neuve. Les versions américaine et européenne sont très courantes et bien meilleur marché : entre 20 et 25 Euros, pas plus !
KONAMI, pour le développement de ce 5ème volet, a fait appel à TREASURE. Ainsi, ce sont d’anciens développeurs ayant travaillé sur les premiers Gradius, des membres de la team Radiant Silvergun / Ikaruga et aussi une participation de G-REV, à l’origine de Border Down, qui auront donné naissance à cet opus 128-bits ! Pour les spécialistes... vous aurez noté que Vic Viper fait une apparition en guest star dans Zone of the Enders 2. Le jeu est également disponible dans la collection "KONAMI The BEST" au Japon. KONAMI, sous le label KONAMI Media Entertainment, a sorti un album de l’OST du jeu : GRADIUS V SOUNDTRACKS (KOLA-081).
"Il y a bien longtemps, une forme de vie destructrice, née dans les profondeurs obscures de l’espace, a été anéantie au cours d’une pénible bataille contre l’armée de Gradius (et ce n’est pas peu de le dire). Cependant des restes de cellules de cette forme de vie flottant dans une poche de l’univers passée inaperçue ont réussi à survivre (et voilà ce qui arrive quand on ne termine pas proprement le travail). Doucement mais sûrement, les cellules se sont multipliées et ont fini par former un nouveau type de cellule bactérienne. Une attaque surprise de l’armée de Zélos a fortement endommagé une station spatiale qui se trouvait en orbite. L’armée de Gradius a vite mis au point une stratégie de contre-attaque. Vic Viper, un super-avion de chasse de l’espace-temps appartenant à l’unité de soutien offensif à grande portée, s’est envolé pour contre-attaquer." J’ai honte d’avoir recopié la jaquette, mais cela fait toujours plus sérieux qu’une introduction du genre : "Les méchants n’ont pas tous été dégommés dans le 4... ils reviennent encore plus forts et plus méchants. Vous êtes le seul ou les seuls à pouvoir les arrêter", non ?
Né en 1985 sur borne d’arcade, la série des Gradius s’est rapidement imposée comme une référence en matière de shoot’em up à scrolling horizontal, preuve en est, les multiples déclinaisons sur les différents supports, de la MSX, à l’Amstrad, en passant par la PC-Engine et autres Super Nintendo. 20 ans séparent le premier épisode de ce 5ème opus exclusif à la PlayStation 2 marquant un renouveau du genre. L’âge d’or du shoot’em up est derrière nous c’est indéniable et ce n’est pas les trois ou quatre titres par an du genre qui me contrediront, mais force est de constater que le cultissime Gradius ne s’est jamais aussi bien porté que dans cet épisode. En cette époque de 3D et autres temps réél, faire un shoot tout ce qu’il y a de plus old school voilà pari "osé", pour ne pas dire suicidaire. Mais si Neil ARMSTRONG ne s’était pas écarté des sentiers fléchés du Club Vosgien, la Lune attendrait encore. Les plus nostalgiques d’entre nous apprécieront ses références au passé glorieux du shoot’em up, les précédents Gradius, Salamander pour les grosses griffes du stage 4 ou encore Ikaruga pour les explosions et le passage du deuxième stage où un second vaisseau plonge avec vous dans les entrailles d’une base, ou bien encore dans la subtilité de certains affrontements qui demandent de s’abriter derrière des blocs prêts à s’effondrer ou derrière des météorites. Malgré l’ambiance musicale anecdotique et sa difficulté à faire hurler, Gradius V est trop bon et trop rare pour passer à côté.