Les éditions du jeu dites régulières sont très facilement trouvables un peu partout : comptez une bonne trentaine d’Euros pour une copie neuve. La version japonaise, elle, se monnaie plus aux alentours des 70 Euros. Concernant les éditions limitées, tout dépendra de la version ! Au Japon, il est possible de s’en procurer une pour environ 90 Euros. La version américaine reste plutôt bon marché : une copie neuve pour une cinquantaine d’Euros. En Europe, en revanche, les éditions limitées restent assez chères : 75 Euros pour une version germanique, entre 100 et 200 pour la version anglaise et no limit (c’est-à-dire 500 et plus... voire 800) pour la version française ultra-rare, vraisemblablement limitée à 114 exemplaires ! Les jeux sont faits... rien ne va plus ! MàJ : au Japon, il semblerait que Amazon brade littéralement son stock : une trentaine d’Euros pour l’édition normale, 40 pour la limitée ! Offre valable dans la limite des stocks disponibles ^__^ !
Initialement prévu pour être une nouvelle IP, Lords of Shadow allait rapidement devenir un Castlevania après que son producteur David COX ait présenté le travail de MercurySteam à KONAMI. Avec la collaboration de Kojima Productions, et après que l’idée de mettre Simon Belmont en scène ait été abandonnée, Lords of Shadow deviendrait un reboot des opus Famicom et Super Famicom de Akumajo Dracula. Il semblerait que Hideo KOJIMA ait beaucoup contribué au design final de Gabriel qui tenait initialement davantage du barbare ! Il travaillera aussi énormément sur la localisation japonaise réalisée avec une importante partie du casting de Metal Gear. KOJIMA-San prêtera même sa voix au Chupacabras nippon ! Le jeu a longtemps été appelé Lords of Shadow avant de devenir Castlevania ~Lords of Shadow~ dans le but de ne pas faire d’ombre à Castlevania Judgment dont la sortie sur Wii était préparée de longue date par KONAMI. Dans un premier temps, le jeu ne devait pas proposer de QTE. Cette idée, sur le conseil de Kojima Productions, fut finalement abandonnée au profit d’une mise en scène à la fois interactive et dynamique. Initialement, le jeu devait tournait à 60 images par seconde. Confronté à son ambition démesurée, MercurySteam, à 60% du développement, a dû se résoudre à un taux de 30 ! Óscar ARAUJO a été nominé et récompensé par la International Film Music Critics Association pour son travail sur Lords of Shadow dans la catégorie "Best Original Score for a video game or interactive media". Gerard BUTLER aurait dû doubler le personnage de Gabriel BELMONT. Indisponible à cette période, il sera remplacé par Robert CARLYLE. Castlevania ~Lords of Shadow~ a obtenu 85% sur Metacritic. BRADY GAMES, dans sa collection "Signature Series Guide" a édité un guide-book du jeu : Castlevania : Lords of Shadow.
An de grâce 1047. Une ère de Ténèbres dévaste les terres d’une Europe moyenâgeuse fantasmée. Alors qu’un terrible fléau empêche les âmes des morts de quitter le monde des vivants, des créatures maléfiques apparaissent, toujours plus nombreuses, semant chaos et désolation, et attaquant sans relâche des villageois trop imprudents. Entre désespoir grandissant et foi vacillante, l’avenir des hommes semble désormais bien sombre. Le joueur incarne Gabriel Belmont, un membre de la Confrérie de la Lumière, qui vient de perdre sa femme dans des conditions tragiques. Guidés par une prémonition, ses supérieurs l’envoient à la rencontre d’un ancien dieu qui devrait l’aider à entrer en contact avec l’esprit de sa défunte Marie, sensé lui délivrer un message de la plus haute importance. Pourtant, la quête du God Mask, dont les trois fragments sont en possession des Lords of Shadow (les Seigneurs des Ombres), est une mission des plus périlleuses d’autant que le mystérieux artefact est doté, dit-on, de pouvoirs quasi divins. Quelles sont les raisons qui poussent la Confrérie à confier pareille mission à un homme aussi tourmenté que Gabriel ? Quel message, supposé crucial, Marie a-t-elle à délivrer depuis les limbes où elle erre sans fin ? Et qui est ce Zobek qui semble en connaître bien plus sur Gabriel et ses agissements qu’il ne le laisse entendre ?
"Du rétrogaming... du rétrogaming... la vocation première de Legendary Games, c’est le rétrogaming !" Voilà ce que me soufflait ma raison au moment de choisir ma prochaine victime. Pourtant, je souhaitais en mon for intérieur rendre hommage à un jeu qui m’avait ébloui... époustouflé... ébouriffé et laissé tout ébaubi ! Mon GOTY 2010... mon Game Of The Year, mon jeu de l’année, quoi ! Et à bien y réfléchir, l’aspect rétrogaming n’est finalement pas aussi éloigné de ce Lords of Shadow qu’il y paraît. Vous l’aurez d’ailleurs compris (enfin, je l’espère) mon jeu de l’année 2010 c’est bien sûr Castlevania ~Lords of Shadow~ ! Pourquoi parler de rétrogaming au sujet d’un jeu sorti en 2010 ? Tout simplement parce qu’il s’agit du reboot de jeux dont la date de sortie dépasse allègrement la double décennie et parce que si la saga Castlevania n’avait dû voir le jour qu’aujourd’hui, nul doute que ce Lords of Shadow aurait fait un admirable point de départ ! T’ES BEAU COMME UN PÉTARD QU’ATTEND PLUS QU’UNE ALLUMETTE Jusqu’à récemment, je n’ai jamais vraiment su si je préférais des graphismes magnifiques (HD ou non... j’ai heureusement encore assez de discernement !) plutôt qu’une direction artistique de qualité. N’ayant jamais pris le temps d’y réfléchir sérieusement, j’allais pourtant bientôt avoir une réponse et être définitivement fixé. NieR allait être ce révélateur tant attendu. Sans aucun doute une des plus incroyables hidden gem de cette génération, le jeu de CAVIA allait m’en mettre plein la vue, pas par une exécution technique flamboyante ; sur ce point tout le monde s’accorde à dire que le soft verse plutôt dans l’ascétisme mais par le biais une direction artistique remarquable qui m’avait laissé pantois comme un melon ! Bien évidemment, lorsque ces deux aspects se côtoient dans un jeu, on touche au sublime, à l’exceptionnel... au rarissime également, puisque ce cas de figure ne se présente que très rarement. Mais revenons à notre mouton ! Castlevania ~Lords of Shadow~ bénéficie d’une facture technique de très haut vol, uniquement entachée par un aliasing prononcé et omniprésent ainsi que quelques textures pas bien folichonnes. Pour le reste, le jeu fait montre d’une beauté insolente mais surtout d’une direction artistique proprement ahurissante ! Imaginez simplement toute une enfance de contes et légendes, d’heroic-fantasy ou encore d’Europe moyenâgeuse faite de donjons et de dragons prendre soudainement vie. Avec une variété et un souci du détail qui frisent la folie furieuse, les Espagnols de MercurySteam ne reculent devant rien. Le jeu est ainsi littéralement "farci" de clin d’œil à la saga : qu’il s’agisse de personnages récurrents (Olrox, Cornell, Camilla...), d’ennemis "historiques" (ghouls, zombies, wargs, squelletes...) ou encore de lieux mythiques (Wygol, Agharta...), le fan assidu prendra un malin plaisir à tenter de tout découvrir : un jeu dans le jeu, en somme ! Enfin, l’estocade sera sans aucun doute portée par la centaine d’artworks qu’il sera possible de débloquer tout au long de l’aventure : entre esquisses et croquis, se cachent quelques unes des plus somptueuses illustrations qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années ainsi que de magnifiques gravures qui renvoient immédiatement au travail remarquable de Alan LEE ou John HOWE sur les romans de TOLKIEN. D’ailleurs, quand j’y pense, un arbook en bonne et due forme serait plus que bienvenu ! LA THÉORIE DES THÉORIES BIDON (©WINTER) Lorsqu’un jeu se dit être de la famille des jeux d’action orientés beat’em all, vous pouvez être sûrs que tout un tas de benêts de base (vous savez, ceux qui jouent aux jeux via Youtube) viendront vous dire qu’il ne s’agit que d’une repompe éhontée de God of War... ou de Bayonetta ! Non sans ajouter que God of War c’est mieux que Bayonetta ou inversement, tout dépendra du benêt auquel vous aurez affaire. Dans la mesure où ledit God of War lorgnait, entre autre, déjà sérieusement du côté de Lament of Innoncence, disons simplement que la boucle est bouclée ! D’autant plus que, pour Lords of Shadow, l’addition de tous les éléments de gameplay empruntés à gauche et à droite, ou plutôt leur synthèse, ne saurait se réduire à leur seule accumulation. Ainsi, à l’époque de Secret of Mana, par exemple, il ne serait venu à l’idée de personne d’affirmer qu’il s’agissait d’un plagiat de Zelda. Et n’en déplaise aux benêts mentionnés précédemment, ce genre de nuance existe encore aujourd’hui... si, si ! Parlons peu, parlons bien ! Gabriel dispose de deux coups de base : l’attaque directe (plutôt verticale donc...) qui ne touche qu’un nombre réduits d’ennemis mais qui frappe fort, et une attaque de zone (horizontale quoi...) qui balaie assez large au détriment d’une force de frappe moindre. Evidemment, en enchaînant les coups et variant les timings, Gabriel se verra doté de nombreux combos lui permettant de faire face à toutes les situations : 1 vs. 1 musclé, carnage de masse, crowd control, j’en passe et des meilleurs ! Les armes secondaires sont également de la partie. Ainsi, en plus des légendaires dagues et flasques d’eau bénite, Gabriel a également à sa disposition quelques fées qui détourneront momentanément l’attention de vos adversaires. Vous pourrez donc choisir de vous concentrer sur l’ennemi le plus dangereux de la meute en ciblant ses acolytes qui, du coup, vous laisseront tranquille au moins une poignée de secondes ou de créer une ouverture dans sa défense en le ciblant directement et placer un combo dévastateur juste derrière. Mais la nouveauté la plus intéressante reste sûrement le Dark Crystal ! Croisement improbable entre smart bomb et invocation Final Fantas’iste, le Dark Crystal fera appel à un démon d’une autre dimension pour faire le ménage : sa puissance est bien entendu colossale et son utilisation habilement limitée puisqu’il vous faudra trouver 4 fragments de cristaux avant de pouvoir à nouveau déchaîner les Enfers ! Enfin, les deux types de magie, Light ou Shadow, viendront compléter l’arsenal du preux Gabriel. L1 active la magie de Lumière et englobera notre héros dans un halo bleu bienfaiteur : les coups portés lui rendront ainsi un peu d’énergie. De nouvelles attaques et autres coups spéciaux... vraiment spéciaux et plutôt puissants feront alors leur apparition. La touche R1, quant à elle, active la magie des Ombres et engloutira Gabriel dans un feu ardent. Ses coups occasionneront beaucoup plus de dégâts et là encore de nouveaux coups et attaques spéciales seront disponibles. On notera également, que selon la magie activée, les armes secondaires verront leur utilisation modifiée : dagues explosives, bulle de protection, etc,... Bien entendu, pour faire appel à ces magies Gabriel devra avoir suffisamment d’énergie magique en réserve. Deux jauges idoines, une bleue et une rouge, permettront ainsi au joueur de garder un œil sur ladite réserve. Ainsi, une fois la magie de Lumière activée, par exemple, la jauge bleue se videra inexorablement. Pour la remplir, il incombera à Gabriel d’absorber des orbes magiques. Neutres par nature, c’est le joueur qui décidera quelle jauge ils iront alimenter : un clic sur L3 pour la Light et un sur R3 pour la Shadow. Reste que pour trouver ces fameux orbes, il faudra jouer bien, il faudra jouer beau ! Le concept est simple mais diablement efficace : distribuez des coups à tour de bras et remplissez ainsi une jauge, un combo meter en quelque sorte. Une fois cette jauge pleine, chacun de vos coups matérialisera un orb. Hélas, dès lors qu’un ennemi parviendra à vous toucher, le combo meter retombera aussi sec à zéro ! Vous l’aurez compris, il faudra savoir quand attaquer, quand esquiver et quand contrer afin de toujours garder la jauge de combo pleine et ainsi générer des orbes. Et c’est précisément ce qui m’amène à la conclusion suivante, dans Lords of Shadow, le bourrinage ne vous mènera nulle part ! Marteler Carré ne sera JAMAIS la solution... il sera vital, en revanche, de jongler astucieusement avec les différentes magies et possibilités de combats si on souhaite survivre. Tout comme il faudra se concentrer sur son adversaire mais en gardant un œil sur les mouvements des autres vilains tout autour. Choisir d’interrompre au bon moment un combo pourtant bien engagé afin d’esquiver l’attaque d’un autre malotru vous permettra bien souvent de préserver votre jauge. Malheureusement, ce ne sera pas toujours aussi facile à faire qu’à dire, la caméra n’étant pas toujours de votre côté. J’FAIS QU’DES CONNERIES, OH GABY ! Cela m’amène à vous rappeler que le jeu n’est en aucun cas parfait... loin de là même ! Vous vous en doutiez, n’est-ce pas ? Pourtant, les petits défauts qui viennent entacher ce tableau presque idyllique sont pour la plupart anecdotiques, dans le sens où ils ne gâchent jamais définitivement l’expérience de jeu. En fait, je préfère les comparer à autant de petites erreurs de jeunesse. En premier lieu, la parade et l’esquive sur le même bouton ! Alors certes on s’y fait après quelques heures de jeu, mais je trouve qu’il arrive encore trop souvent qu’un coup que l’on voit pourtant arriver de loin et que l’on espère transformer en contre cinglant se transforme finalement en lamentable esquive... forcément infructueuse. Et ceci est d’autant plus frustrant dans les niveaux de difficultés élevés ! Je pense aussi à l’absence d’un tutorial concernant les QTE : du coup, le fameux Troll des marais aura posé problème à d’innombrable joueurs ! Il y a ensuite certains check-points assez mal placés. Généralement, il est de bon ton de les placer APRÈS les cut-scenes : ainsi, en cas de mort répétées, vous n’avez pas à les revoir X fois... ou alors faire en sorte qu’on puisse les zapper (les cut-scenes hein, pas les check-points !) en une fraction de seconde sans passer par un menu et une confirmation ! Ensuite, revenons sur les problèmes de caméra que rencontrera le joueur à plusieurs reprises. Alors oui ! Le jeu est beau... magnifique même ! Et on comprend très facilement que les développeurs cherchent toujours à nous le montrer sous son meilleur jour, à savoir par le biais d’angles de caméra à la fois très cinématographiques et très stylisés. Pourtant, il y a des moments où le jeu se doit d’être parfaitement lisible et c’est généralement là que se paie le prix de l’inexpérience ! Entre phase de plate-forme au cheminement parfois confus et scène de bagarre générale illisible et donc frustrante, on peste généreusement contre la caméra... et les développeurs, il faut bien l’avouer. Cependant, n’allez pas non plus vous imaginer que cela soit systématique ou monnaie courante ! Enfin, il y a les finish-him des montures ! J’imagine que cela prête sans doute à sourire... et j’espère ne pas être le seul, mais je trouve regrettable que Gabriel doive impérativement achever sa monture pour en descendre ! Les développeurs auraient dû nous laisser le choix ! Autant j’achèverai sans remord un Warg qui m’aura donné du fil à retordre pour se laisser monter (pas de mauvais esprit, svp !), autant un "gentil" troll qui m’aura aider à me frayer un chemin pour franchir un passage délicat ne mériterait-il pas ma clémence ? Bref, j’aurai aimé avoir le CHOIX !!! LOUP-GAROU... Y ES-TU ? Au final, les joueurs que nous sommes sont en droit de se poser cette question : alors ce Lords of Shadow... Castlevania ou pas ? Je pense, en effet, que les fans aiment la saga de KONAMI depuis si longtemps pour tout un tas de raisons diverses et variées : leur sensibilité les fera aimer les opus 8 ou 16-bits plutôt que les épisodes 32-bits et post-SotN... ou inversement ! Ainsi, certains préfèreront l’action orientée plate-forme un peu rétro, limite hardcore des Akumajo Dracula, là où d’autres ne jureront que par l’aspect action-aventure (voire exploration) des volets sortis durant l’ère IGA. En fait, j’ai même du mal à voir l’intérêt de vouloir à tout prix les comparer ! La saga Castlevania est très ancienne (26 ans en 2011 !), elle a évolué, s’est modernisée, s’est transformée au fil du temps... avec certes quelques petits couacs. Mais le résultat est là ! Et à en juger par sa base de fans toujours grandissante, elle a réussi... sans doute bien au-delà de nos espérances ! De plus, je me permets simplement de rappeler que Castlevania n’a pas vu le jour en 1997 sur PlayStation ! Ainsi, reléguer les opus originels au rang de brouillons, et leur reboot à celui de fellaga, n’a que peu de sens ! Mais pour en revenir à cette question "existentielle", rappelons simplement que ce Lords of Shadow est un reboot... on murmure même au sein de MercurySteam que Super Castlevania IV en serait un des principaux canevas ! Difficile, en effet après ça de ne pas voir la filiation ! Pourtant, résumer LoS à un remake HD de SC IV serait un raccourci bien trop simpliste ! Son scénario, les thèmes abordés, la narration, les diverses prises de risque à la fois dans sa direction artistique totalement assumée et dans son bestiaire européen enfin revisité et réapproprié par des Européens, justement, donnent au jeu une dimension épique et contemplative jamais atteinte par la saga jusque là ! Les plus sectaires, pourtant, crieront au scandale puisque les têtes de Méduse, les rôtis revigorants et autres cœurs bienfaisants ont définitivement été abandonnés. Tout comme le côté exploration à la Metroid’vania, bien que le discours de Lords of Shadow n’a jamais été de refaire Metroid’vania mais de faire évoluer la formule en revenant à la structure initiale des Castlevania... oui, je sais... dis comme ça, ça semble contradictoire ! Pourtant, les séquences d’action, de plate-forme (certaines vues de profil...), de puzzle, les niveaux avec plusieurs embranchements, les énigmes, les recherches parfois obligatoires... parfois optionnelles, le fouet évolutif... bref tout, hormis quelques détails anecdotiques de gameplay, me permettent d’affirmer que ce Lords of Shadow se pose en véritable héritier des "premiers" Castlevania : un jeu actuel fait avec une âme d’antan, fait avec de la passion, de la foi, de la sueur et des tripes ! J’AI MON CONTRAT D’CONFIANCE, L’ENCÉPHALO QU’IL FAUT Pas de doute, 2010 aura été une année exceptionnelle sur "mon" plan vidéoludique ! Entre DarkSiders, Borderlands, Terranigma, NieR, ou encore God Of War 3 (entre autre) il y avait vraiment de quoi faire. Il m’aura cependant fallu attendre la fin du mois d’octobre pour voir arriver mon jeu de l’année, mon champion 2010, toutes catégories confondues : Castlevania ~Lords of Shadow~ ! Pourtant le coup de foudre n’aura pas été immédiat (parle-t-on encore de coup de foudre alors ?) et pour être honnête, j’avoue même avoir eu un petit peu de mal. Difficulté élevée, esquive et parade sur un bouton unique (ce point-là m’aura posé des problèmes de synchronisation "oeil-main" comme jamais !!!), caméra parfois mal placée, action confuse d’où difficulté trop élevée : une spirale infernale en quelque sorte ! Malgré tout, et après deux chapitres passés au forceps, le bout du tunnel... Je voyais enfin la lumière ! Il se tenait là, juste devant moi... ce pur jeu d’aventure doté d’une superbe ambiance, de musiques symphoniques magnifiques et d’une histoire qui, enfin, ne se limitait plus à "bon ben Dracula revient, faut le tuer... toi là... vas-y !". Exit également le héros façon bishonen imberbe avec cheveux ondulés qui sentent la cannelle (©Varimathras)... il était temps ! Revenons à un homme, un vrai... bâti comme une armoire normande et bien torturé dans sa tête ! Exit enfin le fan-service "made by IGA" qu’on nous servait depuis plus d’une décennie. Car, reconnaissons-le, avec la GBA et la DS, Castlevania était devenu une série qui se noyait dans sa propre nostalgie et était devenu synonyme d’argent facile. Pas ou peu de renouvellement, idem au niveau de l’originalité, Koji IGARASHI autant que KONAMI cherchant vainement à renouveler l’exploit SotN à moindre frais. Dorénavant, Castlevania traitera de thèmes plus profonds, plus matures... presque sombres ! La mission de Gabriel, par exemple, qui tournera bien vite à tout autre chose. Une quête beaucoup plus personnelle et dont le joueur, plus qu’un spectateur impuissant, sera l’acteur bien malgré lui. Il y a aussi le personnage de Pan, qui illustre à lui tout seul la fin du paganisme et l’arrivée de religions monothéistes (la chrétienté, en l’occurrence... enfin, je crois ^_^ !) : un nouveau dieu qui remplace les anciens sans pour autant mettre un terme au fanatisme sans limite des hommes. Mais au-delà de ces thèmes, il y a bien évidemment des personnages secondaires forts qui donnent finalement une consistance toute particulière à l’histoire : je pense notamment à Claudia ou encore Laura, que l’on pourra retrouver et incarner dans Rêveries, le premier DLC du jeu. J’aime la saga Castlevania ! Depuis l’opus Super Famicom, jamais ô grand jamais je n’ai raté un seul rendez-vous en terre Transylvanienne ! Et même si à de rares occasions, la saga semblait "poser un lapin" à ses fans jamais ils ne lui en ont tenu rigueur ! J’aime la saga Castlevania ! J’aime son univers. J’aime les personnages qui composent cet univers. J’aime les musiques qui lui sont associées depuis si longtemps. J’aime son gameplay tantôt rigide et exigeant tantôt souple et plaisant. Mais j’aime aussi, et surtout, le changement ! Et je l’aime d’autant plus quand il parvient à marier à la perfection modernité et classicisme. Et de changement, la saga de KONAMI en avait grand besoin et je pense même sincèrement que la meilleure chose qui lui soit arrivée, c’est d’être passée entre les mains d’un studio occidental. Épaulés, il est vrai, par Kojima Productions, les Espagnols de MercurySteam sont parvenus avec maestria à rendre ses lettres de noblesse à une série qui tournait en rond depuis trop longtemps. La plus nippone des sagas européennes venait enfin de retrouver sa superbe d’antan. Et je me suis pris à rêver... Et si finalement, l’âge d’or, cette époque bénie, où le simple fait d’évoquer Super Castlevania IV, Dracula X ou encore Symphony of the Night suffisait à nous donner des frissons et la chair de poule, n’était pas définitivement révolue ?