CANIS CANEM EDIT
"LEARN TO NAVIGATE THE OBSTACLES OF THE WORST SCHOOL AROUND ; BULLWORTH ACADEMY."
DATABASE
TITRE ORIGINAL BULLY
ALIAS CANIS CANEM EDIT (EUR)
GENRE: ACTION
DEVELOPPEUR: ROCKSTAR
MACHINE: PLAYSTATION 2
JOUEUR(S): 1
DIFFICULTE: NORMALE
SAUVEGARDE: MEMORY CARD (276 KB)
MEDIA: DVD-ROM
REFERENCE: SLPS-25879 (JAP)
SLPS-25950 (BEST OF BETHESDA)
SLUS-21269 (USA)
SLUS-21269P (Collector's Edition)
SLUS-21269GH (GREATEST HITS)
SLES-53561 (EUR)
SLES-53561/P (Platinum)
DATE DE SORTIE: 24/07/2008 (JAP)
17/09/2009 (BEST OF BETHESDA)
17/10/2006 (USA)
xx/xx/2007 (GREATEST HITS)
25/10/2006 (EUR)
xx/xx/2007 (Platinum)
PRIX A SA SORTIE: ¥5,040 (JAP)
¥2,940 (BEST OF BETHESDA)
$49.99 (USA)
$59.99 (Collector's Edition)
$24.99 (GREATEST HITS)
59.99€ (EUR)
24.99€ (Platinum)

COTE

Les versions américaines de base ou collector restent encore assez facilement trouvables en état neuf ! Comptez aux alentours d’une quinzaine d’Euros pour l’édition de base et près de 50 pour une édition collector !
La version PAL, elle, se trouve partout : environ 20 Euros pour une copie neuve ! La version Platinum, elle, ne se monnaye guère plus de 15 Euros !


BON A SAVOIR

Le jeu n’est pas sorti au Japon. (Màj : Juillet 2008, le jeu a finalement été distribué au Japon où il est édité par Bethesda Software.)
Initialement prévu sur Xbox, la sortie du jeu sur cette console sera purement et simplement annulée.
Le jeu est également sorti sur PC, Xbox360 et Wii sous le nom de "Bully Scholarship Edition". Il s’agit d’une version enrichie du jeu original.
A sa sortie aux Etats-Unis, Bully a défrayé la chronique (procès, pétitions, etc...) de par son approche "particulière" de l’univers scolaire.
Bully a gagné de nombreux prix dont "Meilleur jeu d’action sur PlayStation2" aux IGN Awards en 2006 ainsi que "Meilleure bande sonore" aux GameSpot Awards cette même année.
Le jeu est également disponible dans les collections "BEST OF BETHESDA" au Japon, "GREATEST HITS" aux États-Unis et "Platinum" en Europe.
BRADY GAMES, dans sa collection "Signature Series Guide", a édité un guide-book du jeu : CANIS CANEM EDIT.


TEST

SYNOPSIS

Avec sa frimousse de caïd de bas-fonds londoniens, Jimmy Hopkins est bien loin de l’idée que l’on peut se faire d’un jeune premier vidéoludique. Il est vrai qu’avec les divorces à répétition de sa mère et ce cinquième beau-père, prêt à tout pour se débarrasser de cet ado de 15 ans par trop encombrant, sa stabilité émotionnelle a dû être mise à rude épreuve. Alors quoi de plus réjouissant pour lui que de se retrouver dans le cadre agréable et studieux de la Bullworth Academy. Encore que la devise de l’établissement, Canis Canem Edit ("Les Chiens Mangent Les Chiens" pour ceux qui auraient séché les cours de latin) laisse penser qu’à l’inverse du "Cercle des poètes disparus", on ne se cache pas des pions que pour lire du Baudelaire,...


PRESENTATION
1
Inexistante, le joueur se trouve immédiatement plongée dans son nouvel environnement, la Bullworth Academy

GRAPHISMES
4
ROCKSTAR a enfilé les clichés les uns après les autres comme autant de perles d'un charmant collier. De la cafèt' à la propreté douteuse, en passant par des profs alcooliques, narcissiques, bien modélisés au demeurant et une académie aux textures finement british, Canis Canem Edit est une petite gourmandise, un Picon citron bien frais avec des bretzels attablés avec des amis devant un coucher de soleil en Alsace. Sans pour autant être une symphonie graphique qui mettrait à genou le vieil Emotion Engine de la Play2, le soft reste fluide. A l'image de l'ensemble du jeu, ROCKSTAR nous as rendu une copie sans fautes ! Mention spéciale aux cuts-scenes, à hurler de rire !!!

ANIMATION
3
La version testée l'ayant été à partir d'un HD Loader, je ne répendrai pas mon fiel sur des temps de chargement intempestifs ! En revanche, ROCKSTAR nous rappelle que beauté, rime souvent avec ralentissements et aliasing récurrent, rien de génant, juste un parpaing jeté dans la vitrine de nos rêves de gamers, beauté et fluidité réunie !

JOUABILITE
4
Derrière un décorum qui en impose, la Bullworth Academy a pourtant bien du mal à gérer une population scolaire hétéroclite aux sérieux problèmes de cohabitation. Traverser le campus, sans tomber sur une bagarre, ou sans entendre un flots d'injures est aussi simple que de se faire un percing à la scie sauteuse... Il est vrai que de faire vivre ensemble des binoclards polards avec des fils à papa, des loubards en blousons noirs au look très "Fonzie" avec des durs à cuirs, le tout encadré par des pions pas très malins n'est pas forcément chose aisée. Le jeu est ainsi divisé en 5 chapitres, un par clan, durant lesquels Jimmy devra les mettre au pas, parfois avec finesse, parfois avec machiavélisme, mais souvent à coups de chaîne de vélo,... Tu tu tut tu tu turlututu, amis gamer, je t'arrrête, il n'est pas question que tu donnes libre cours à tes instincts grégaires, car Jimmy est plus humain qu'il n'y paraît ! Un coeur d'or dans un enrobage un peu épicé !

Toutefois, la Bullworth Academy est une école, avec un règlement stricte et un encadrement qui ne l'est pas moins. Ainsi Jimmy doit suivre deux cours par jour, le premier de 9h30 à 11h30, le second de 13h30 à 15h30, ce n'est pas non plus le bagne ! Chimie, Français, Sport, Technologie, Dessin et Photographie seront autant de mini-jeux qui permettront de débloquer, vélo, capacités spéciales et autres interactions avec les NPCs. Bien réalisés, bien pensés, allant de la simple combinaison de touches en passant par du scrabble, la gestion des cours est une des belles surprises du gameplay. Aussi, même si vous avez décidé de vous la jouer Metal Gear en culottes courtes, pour sécher les cours et échapper à la vigilance des pions, il est chaudement recommandé d'y assister pour pouvoir profiter de toutes les subtilités distillées par le jeu. Heureusement pour égayer les interclasses, il sera toujours possible de se battre, de forcer des casiers pour y piquer des objets, déclencher l'alarme incendie,... en veillant bien entendu à le faire discrètement, sous peine d'atterrir dans le bureau du proviseur et de se voir confisquer toute une kyrielle d'objets. Au bout de quelques heures, l'alchimie des ingrédients de gameplay savamment choisis, fait effet : le campus est familier, les premiers cours sont terminés et le clan des fayots est à vos pieds. Le jeu prend alors une autre dimension, une nouvelle zone de jeu s'offre à vous, une partie de la ville de Bullworth. A vous, les tours en ville au guidon de votre BMX kité, les bagarres au bord du lac, les boutiques de Comics et les premiers jobs de jardinier municipal. Ce nouveau chapitre permet de découvrir que le temps passe, que l'hiver frappe déjà aux portes de Bullworth. Les changements d'environnements induits par la gestion du temps est surprenante et très plaisante et on ne se lasse pas d'aller faire un tour sur la place de la Mairie pour jeter un oeil au sapin de Noël,...

Mais CCE n'est pas un jeu de simulation touristique et Jimmy aura bien d'autres soucis que de tomber en pamoison devant un panorama de printemps. Car il va falloir les mater, les blousons noirs, les fils à papa et autres durs à cuirs. Et ce ne sont pas les missions aux objectifs délirants qui manquent : saboter l'entraînement de football, cacher les bouteilles de whisky du prof de français, prendre des photos compromettantes de la cheerleader,... La grande majorité fera malgré tout appel à la force et vous arrêtrez vite de compter le nombres de pains distribué, pour vous faire un nom à Bullworth. Jimmy pourra d'ailleurs apprendre de nouveaux combos et compter sur son arsenal fourni qui du lance-pierre à lunettes au lance-patates est relativement complet. Dommage que de temps en temps, les combats gardent ce petit côté confus...

DUREE DE VIE
5
En dehors des missions principales (environ une centaine) et des petits jobs évoqués, Jimmy pourra également tuer le temps en rendant des menus services : récupérer le chien de mémère ou livrer des denrées périssables en un temps donné ; sans compter qu'il lui faudra trouver ou détruire une série d'objets cachés aux 4 coins de Bullworth ou participer à des courses de rues, le tout bien entendu à des fins de déblocage de costumes et autres objets plus ou moins utiles. Aussi, la durée de vie pour les maniaques du 100% peut atteindre rapidement les 30 heures de jeu...

SON
5
Contrairement à ses glorieux aînés, Canis Canem Edit ne jouit pas d'une bande originale faite de morceaux connus. Ici, tout n'est que création originale et force est d'admettre que les musiques collent parfaitement à l'ambiance, pas de quoi se flageller le prépuce avec une porte fenêtre. Toutefois, la force du jeu ne réside pas dans ses musiques mais dans son ton, drôle et grinçant et à l'excellent jeu d'acteur et il n'est pas rare de s'entendre proférer des "Bordel !.... aaahhhhgggnnnn **rire étranglé parfaitement mongoloïde** C'est énorme !!!", devant la drolerie de certaines cinématiques ou missions !

ACCESSIBILITE
5
Simple, instinctif, les phases particulières sont toujours accompagnées de tutoriaux, d'une clarté comme les notes d'un pipeau à coulisse de basse Bavière,... maintenant si vous décidez d'attaquer la version serbo-croate...

LES +LES -
+ Drôle !
+ Un environnement immense.
+ Gameplay riche et varié
+ Fun...
+ ...mais surtout très très drôle !!!
- Techniquement perfectible...
- ...même si c'est largement plus beau que les GTA !

VERDICT
9

Précédé par la réputation sulfureuse de ses aînés, GTA Vice City et GTA San Andreas, Canis Canem Edit (CCE) avait toutes les caractéristiques pour faire dégainer son chapelet à Tata Alice. Peu convaincu par le phénomène GTA dont je trouve les prestations graphiques indignes d’une PS2, il s’en ait fallu de peu que jamais je ne découvre cette perle rare. Heureusement, la critique l’aura étoilé comme un maréchal soviétique. Une fois n’est pas coutume, elle ne se sera pas trompée !

Si la parenté avec les GTA est évidente, CCE a réussi à s’imposer comme un jeu à part. ROCKSTAR est à nouveau parvenu, en appliquant sa vieille recette : vaste zone de jeu, gameplay parfait, très bon scénario et personnages décalés, à nous gratifier d’un jeu exceptionnel, ma bonne surprise de 2007 ! Un jeu qui se savoure comme une bonne choucroute mitonnée par une grand-mère à lunettes ! Certes, techniquement, pas de quoi jeter le yorkshire de Tata Alice dans la friteuse, le jeu est trop exigeant pour une PS2 épuisée par la folie des grandeurs des développeurs, mais ce n’est pas un framerate usé ou un peu d’aliasing qui vont nous gâcher la fête et puis les graphismes travaillés et son humour viennent relever le goût comme un beau bouquet garni. Car avec CCE, ROCKSTAR tient l’un des meilleurs jeux de la PS2, qui mérite de trôner fièrement à côté des God of War et autres blockbusters.

En revanche, on ne peut nier que les propos de CCE puissent être dérangeant. En effet, frapper sur plus faible que soit, voler, sécher les cours, se rebeller face à l’autorité, ne sont pas des valeurs très morales d’où le 16+ sur la jaquette. Pourtant ce sont des caractéristiques bien réelles, quoique largement exagérées, de la vie scolaire. Certaines instances publiques du jeu vidéo auront vu dans cette ode aux 400 coups (dont on a fait des films par le passé) à l’identification facile, une source potentielle de violence. Je ne ferai pas de commentaires sur la stérilité d’un tel raisonnement, cela mérite un dossier à part entière.

Toutefois, CCE est trop sexy pour faire tapisserie. Son analyse pertinente de la vie collégienne, sa petite dose de réalisme dans certaines situations, son humour omniprésent, sa narration de très grande qualité, et son fun, renvoient illico presto le joueur sur les bancs de l’école. Et l’on n’évoque pas ici, l’ambiance d’une grande maturité, un comble pour un jeu ayant choisi comme univers le milieu scolaire, qui nous offre une aventure dépaysante et variée accentuant l’immersion. Marque de fabrique de Rockstar, CCE, n’échappe pas à la règle et est un régal dans sa maniabilité. A cela s’ajoute un gameplay riche, au service d’une multitude de missions, de cours et de compétences à débloquer pour obtenir au final une parfaite alchimie vidéoludique où tout est pensé pour le bonheur du joueur. Canis Canem Edit est à la ludothèque de la PlayStation2 ce que "Parker Lewis ne perd jamais" est aux séries pour ados, un must, un incontournable ! Alors surtout ne l’évitez pas et laissez vous séduire par son contenu séditieux tellement agréable !


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