Les versions américaines de base ou collector restent encore assez facilement trouvables en état neuf ! Comptez aux alentours d’une quinzaine d’Euros pour l’édition de base et près de 50 pour une édition collector ! La version PAL, elle, se trouve partout : environ 20 Euros pour une copie neuve ! La version Platinum, elle, ne se monnaye guère plus de 15 Euros !
Le jeu n’est pas sorti au Japon. (Màj : Juillet 2008, le jeu a finalement été distribué au Japon où il est édité par Bethesda Software.) Initialement prévu sur Xbox, la sortie du jeu sur cette console sera purement et simplement annulée. Le jeu est également sorti sur PC, Xbox360 et Wii sous le nom de "Bully Scholarship Edition". Il s’agit d’une version enrichie du jeu original. A sa sortie aux Etats-Unis, Bully a défrayé la chronique (procès, pétitions, etc...) de par son approche "particulière" de l’univers scolaire. Bully a gagné de nombreux prix dont "Meilleur jeu d’action sur PlayStation2" aux IGN Awards en 2006 ainsi que "Meilleure bande sonore" aux GameSpot Awards cette même année. Le jeu est également disponible dans les collections "BEST OF BETHESDA" au Japon, "GREATEST HITS" aux États-Unis et "Platinum" en Europe. BRADY GAMES, dans sa collection "Signature Series Guide", a édité un guide-book du jeu : CANIS CANEM EDIT.
Avec sa frimousse de caïd de bas-fonds londoniens, Jimmy Hopkins est bien loin de l’idée que l’on peut se faire d’un jeune premier vidéoludique. Il est vrai qu’avec les divorces à répétition de sa mère et ce cinquième beau-père, prêt à tout pour se débarrasser de cet ado de 15 ans par trop encombrant, sa stabilité émotionnelle a dû être mise à rude épreuve. Alors quoi de plus réjouissant pour lui que de se retrouver dans le cadre agréable et studieux de la Bullworth Academy. Encore que la devise de l’établissement, Canis Canem Edit ("Les Chiens Mangent Les Chiens" pour ceux qui auraient séché les cours de latin) laisse penser qu’à l’inverse du "Cercle des poètes disparus", on ne se cache pas des pions que pour lire du Baudelaire,...
Précédé par la réputation sulfureuse de ses aînés, GTA Vice City et GTA San Andreas, Canis Canem Edit (CCE) avait toutes les caractéristiques pour faire dégainer son chapelet à Tata Alice. Peu convaincu par le phénomène GTA dont je trouve les prestations graphiques indignes d’une PS2, il s’en ait fallu de peu que jamais je ne découvre cette perle rare. Heureusement, la critique l’aura étoilé comme un maréchal soviétique. Une fois n’est pas coutume, elle ne se sera pas trompée !
Si la parenté avec les GTA est évidente, CCE a réussi à s’imposer comme un jeu à part. ROCKSTAR est à nouveau parvenu, en appliquant sa vieille recette : vaste zone de jeu, gameplay parfait, très bon scénario et personnages décalés, à nous gratifier d’un jeu exceptionnel, ma bonne surprise de 2007 ! Un jeu qui se savoure comme une bonne choucroute mitonnée par une grand-mère à lunettes ! Certes, techniquement, pas de quoi jeter le yorkshire de Tata Alice dans la friteuse, le jeu est trop exigeant pour une PS2 épuisée par la folie des grandeurs des développeurs, mais ce n’est pas un framerate usé ou un peu d’aliasing qui vont nous gâcher la fête et puis les graphismes travaillés et son humour viennent relever le goût comme un beau bouquet garni. Car avec CCE, ROCKSTAR tient l’un des meilleurs jeux de la PS2, qui mérite de trôner fièrement à côté des God of War et autres blockbusters.
En revanche, on ne peut nier que les propos de CCE puissent être dérangeant. En effet, frapper sur plus faible que soit, voler, sécher les cours, se rebeller face à l’autorité, ne sont pas des valeurs très morales d’où le 16+ sur la jaquette. Pourtant ce sont des caractéristiques bien réelles, quoique largement exagérées, de la vie scolaire. Certaines instances publiques du jeu vidéo auront vu dans cette ode aux 400 coups (dont on a fait des films par le passé) à l’identification facile, une source potentielle de violence. Je ne ferai pas de commentaires sur la stérilité d’un tel raisonnement, cela mérite un dossier à part entière.
Toutefois, CCE est trop sexy pour faire tapisserie. Son analyse pertinente de la vie collégienne, sa petite dose de réalisme dans certaines situations, son humour omniprésent, sa narration de très grande qualité, et son fun, renvoient illico presto le joueur sur les bancs de l’école. Et l’on n’évoque pas ici, l’ambiance d’une grande maturité, un comble pour un jeu ayant choisi comme univers le milieu scolaire, qui nous offre une aventure dépaysante et variée accentuant l’immersion. Marque de fabrique de Rockstar, CCE, n’échappe pas à la règle et est un régal dans sa maniabilité. A cela s’ajoute un gameplay riche, au service d’une multitude de missions, de cours et de compétences à débloquer pour obtenir au final une parfaite alchimie vidéoludique où tout est pensé pour le bonheur du joueur. Canis Canem Edit est à la ludothèque de la PlayStation2 ce que "Parker Lewis ne perd jamais" est aux séries pour ados, un must, un incontournable ! Alors surtout ne l’évitez pas et laissez vous séduire par son contenu séditieux tellement agréable !