ALEX KIDD IN SHINOBI WORLD
"GUESS WHO DARES TO MEET THE CHALLENGE ?"
DATABASE
TITRE ORIGINAL ALEX KIDD IN SHINOBI WORLD
GENRE: PLATE-FORME
DEVELOPPEUR: SEGA
MACHINE: MASTER SYSTEM
ANNEE: 1990
JOUEUR(S): 1
DIFFICULTE: NORMALE
SAUVEGARDE: NON
MEDIA: CARTOUCHE (ROM)
TAILLE DU JEU: 2 MEGS
REFERENCE: 7044
DATE DE SORTIE: xx/xx/1990 (EUR)
PRIX A SA SORTIE: 325 F (chez Micromania !)

COTE

Jeu très répandu sur Master System, il est aujourd’hui encore facilement trouvable : une copie complète en bel état ne devrait guère dépasser les 10 Euros !!!


BON A SAVOIR

Le jeu est sorti aux Etats-Unis et en Europe uniquement.


TEST

SYNOPSIS

On ne saura probablement jamais qui a eu l’idée géniale de mixer les deux univers à priori antinomiques d’Alex Kidd (mascotte pré-Sonic de Maître SEGA) et de Shinobi (excellent jeu d’arcade rempli de ninjas coriaces), mais le résultat fut une telle bombe vidéoludique que je me retrouve, plus de 15 ans après sa sortie, à racheter une Master System pratiquement dans le seul but de pouvoir y rejouer. Comme disent les médias : un sommet du genre. Comme je dis moi : une poutre dans la gueule.


PRESENTATION
3
Master System oblige, ne vous attendez pas à une tuerie cinématique de première bourre. Non, point de next-gen ici, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent sûrement pas connaitre : un temps où une belle intro c'était uniquement Alex Kidd et sa chérie batifolants dans les prés, avant que le vilain Ninja Noir ne vienne enlever cette dernière dans le but étrange, mais courant chez les méchants, de vouloir conquérir le monde. Alors, je vous vois venir, ne me demandez pas à quoi la copine du héros va lui servir, ce détail abscons m'échappe même à moi ! Néanmoins, la tête hallucinée d'Alex voyant sa chérie s'envoler sans lui est un grand moment de drôlerie catégorie manga-SD de la grande époque. Notre héros s'effondre de chagrin, et arrive alors le Ninja Blanc (oui, moi non plus je n'ai aucune idée de qui c'est, ni ce qu'il fout là...) qui lui révèle vite fait le plan du méchant (la domination planétaire, pour ceux qui ne suivent pas !), se transforme en oeuf au plat (!), et "fusionne" avec notre héros pour que celui-ci puisse enfin acquérir ses pouvoirs.
Alex se relève, le sourire frondeur, prêt à défourailler du gredin, l'écran titre apparait dans toute sa gloire 8-bitesque, et vous enjoint dès lors à presser la touche Start. Sobre mais efficace, donc, puisque nous nous exécutons rapidement... la bave aux lèvres !

GRAPHISMES
4
Compte tenu de la puissance de la console, c'est un régal pour les yeux. Univers variés et colorés, mimiques de notre héros simiesque à hurler de rire, ennemis nombreux et bien trouvés (les poissons !), ce jeu est un plaisir visuel de tous les instants (même quand on meurt, c'est dire !).

ANIMATION
4
Pas de ralentissements, ni de clignotements : tout défile nickel et sans bavure de gauche à droite et de bas en haut (et vice versa), même dans les environnements chargés en ennemis ou en décors. (NdH.S.: hein ???) Le jeu se permet même le luxe d'être assez rapide quand on se transforme en boule de feu, et ça en jette. Bravo !

JOUABILITE
5
Un seul mot : Waouh ! La quintessence du jeu de plateforme ! Une palette de mouvements incroyable pour l'époque, une inertie bien sentie lors des sauts, qui rajoutent au frisson de plaisir lors du passage au dessus des trous mortels, et une utilisation constante des éléments du décor pour avancer, rien à dire, ça en jette. Le rebond contre les murs est ainsi une trouvaille géniale, et les quelques armes ~planquées dans les traditionnels coffres~ (NdH.S.: j'ai toujours adoré trouver des coffres au beau milieu de la rue... hélas, ça n'arrive pas dans la vraie vie !) avec chacune sa particularité rajoutent au plaisir de jeu. Re-bravo !

DUREE DE VIE
3
4 niveaux (sub-divisés en 3 sous-niveaux chacun) assez courts et pas trop difficiles, qui suivent la trame du jeu originel (à ce titre, les boss sont magnifiquement bien parodiés), le tout se boucle donc en trois bons quarts d'heures. Néanmoins, je suis la preuve vivante qu'on y revient souvent, parce que des petits passages secrets se planquent à droite, à gauche, qu'on a envie de choper tous ces satanés coffres contenant armes et magies de folie (NdH.S.: on a joué au même jeu ???), et parce que le Kidd est tout simplement tellement jouissif à diriger que c'est le genre de jeu qui se rejoue encore et encore, ad vitam nauseam, pour le plaaaaaisir (merci Herbert).

SON
4
Musiques entêtantes, et quasi-disco/fonk (si, si...) pour la plupart, remplies de clins d'oeil à l'univers de Shinobi, bruitages marrants bien que peu variés, l'ambiance sonore est en parfaite adéquation avec l'univers mignon et déconnant du jeu. On parie que vous siffloterez bientôt l'air du 1er niveau ?

ACCESSIBILITE
4
Simple et funky (NdH.S.: complètement "mondo" quoi !). Les deux boutons de la manette (tir et saut) en font un jeu idéal pour les joueurs occasionnels. Les multiples petites trouvailles de jouabilité (Alex assure aussi bien sur terre que dans l'eau, mais chut, surprise...) en font un bon soft pour les gamers avertis. La marque d'un hit, non ?

LES +LES -
+ Le mix parfait entre deux univers de légende.
+ Un méchant goût de "revenez-y"...
+ Les mimiques tordantes du héros !
+ Les lampadaires et l'épée-dôme... comprendra qui jouera !
+ Un jeu à l'ancienne... Un bonheur d'un autre âge, en somme !
- Trop facile !
- Trop court... seulement 4 niveaux !
- Et c'est tout !

VERDICT
8

Sorti de nulle part alors que la console vivait ses derniers jours, AKiSW (j’abrège, c’est un intime, à present) aura marqué quiconque ayant eu l’audace de s’y frotter, et a amplement dominé la ludothèque Master-Systèmique de l’époque, et ce jusqu’à l’apparition d’un certain hérisson bleu, ce qui n’est pas rien.
Mondes chatoyants, colorés, diversifiés, remplis d’ennemis frappadingues et pourtant cohérents dans l’univers du héros et dans celui du jeu de référence, nous avons là le must en terme de game-design sur 8-bit. Je suis par ailleurs convaincu qu’un certain Viewtiful Joe lui doit beaucoup.
Mais pourquoi SEGA a t-il abondonné cette poule aux oeufs d’or et ne continue-il pas à sortir des jeux sur ce héros (quasi-)parfait, au lieu de capitaliser sur l’oursin bleuté ultra-speed ? Mon esprit tordu fantasme souvent à ce qu’aurait bien pu donner un "Alex Kidd in Shadow Dancer World" (avec un caniche nain pour protéger notre héros) ou encore un "Alex Kidd in Altered Beast", mais je m’égare.
Ou alors, sachant que Maître SEGA a maintenant rejoint le coté obscur de la Force, pourquoi pas un "Alex Kidd Vs. Mario Party", un "Alex Kidd desquame les Pokemon" ou bien alors "Alex Kidd Prime Hunter" sur DS ? Mais je m’égare à nouveau, et je vais finir par me perdre, à ce rythme, ce qui serait dommage, car n’oublions pas que je dois encore anéantir ce gros lobster qui lance des chips (!) à la fin du 3ème niveau.
En conclusion, ce titre est pour moi ZE jeu à posséder quand on a encore la chance d’avoir une Master System en état de grâce, euh... de marche, pardon. Alors, oui oui, je sais, d’aucuns me diront "Ouais mais nous on préfère Astérix, R-Type, Castle of Illusion, Wonderboy et autre Psycho-Fox", ce à quoi je répondrai : "Oui, bien sûr mes gentils amis, moi aussi, mais uniquement quand on a connu le frisson ultime que procure le fait de terrasser le vilain Ninja Noir (en 3 temps...) pour pouvoir enfin retourner batifoler dans les champs avec sa jolie dulcinée à grandes oreilles".
J’ai dit.


Galerie
 
Visites | Tests | © Legendary Games | Tous droits réservés | Flux RSS/Syndication | Espace privé