AKUMAJO DRACULA
"THE GRAVEST CASTLEVANIA ADVENTURE BREAKS NEW GROUND... AND BURIES YOU IN IT."
DATABASE
TITRE ORIGINAL AKUMAJO DRACULA
ALIAS SUPER CASTLEVANIA IV (USA & EUR)
GENRE: ACTION
DEVELOPPEUR: KONAMI
MACHINE: SUPER FAMICOM
ANNEE: 1991
JOUEUR(S): 1
DIFFICULTE: DIFFICILE
SAUVEGARDE: PASSWORD
MEDIA: CARTOUCHE (ROM)
TAILLE DU JEU: 8 MEGS
REFERENCE: SHVC-AD (JAP)
SNS-P-AD (USA)
SNSP-P-AD (EUR)
DATE DE SORTIE: 31/10/1991 (JAP)
xx/12/1991 (USA)
27/08/1992 (EUR)
PRIX A SA SORTIE: ¥8,800 (JAP)
$49.99 (USA)
499 F (EUR)

COTE

Même si elle est assez courante, la version japonaise n’est pas donnée pour autant : comptez 25-30 Euros pour une copie en très bon état ! La version européenne reste très bon marché et ne vaut guère plus de 15 Euros. Complète, en bon état et donc rare, une copie américaine va chercher dans les 45 Euros... moins de 10 pour une cartouche en loose !


BON A SAVOIR

Le nom du héros, Simon Belmont (prononcé Belmondo en japonais), est inspiré de notre Jean-Paul national.
Durant la séquence l’introduction du jeu, le nom Dracula, d’ailleurs écrit "DRACURA" dans la version japonaise, a été purement et simplement effacé de sa tombe dans les autres versions.
Cette même tombe, comme toutes les autres tombes du cimetière, est surmontée d’une croix sur Super Famicom uniquement !
Les statues du stage 6 sont nues dans la version japonaise et habillées dans les autres !
Idem pour le stage 8 où le sang y est rouge pour la version japonaise et vert pour les versions américaine et européenne !
Akumajo Dracula est, en fait, l’adaptation 16-bits du jeu éponyme sorti en 1986 sur Famicom et MSX.
KONAMI, sous le label King Records, a sorti un album de l’OST du jeu : Akumajo Dracula Best 2 (KICA-7506~7) ainsi que sa ré-édition, dans la collection "KONAMI O*TA*KA*RA GAME MUSIC COLLECTION" : Akumajo Dracula Best 2 (KICA-7902~03).


TEST

SYNOPSIS

A intervalle régulier, disons tout les 100 ans... lorsque les Forces du Bien deviennent faiblissantes, le Mal réapparaît sur Terre en la personne du Comte Dracula... chacune de ses résurrections le rendant un peu plus puissant ! Mais n’ayez point peur, habitants de Transylvanie car la famille Belmont veille au grain ! En effet, c’est sur cette noble famille que s’est abattu cette terrible malédiction : chasser les vampires où qu’ils se trouvent (généralement en Transylvanie, à Castlevania au fond à gauche) et ce, de père en fils ! Cette fois, c’est Simon qui s’y colle sur pas moins de 11 niveaux : des jardins aux cavernes souterraines en passant par la bibliothèque, le chemin vous menant au duel final contre le Comte est long et semé d’embûches. Mais à cœur vaillant...


PRESENTATION
4
La séquence d’introduction est plutôt courte mais diablement efficace. Le packaging japonais, comme à son habitude, est classe au possible même si, une fois n’est pas coutume, l’illustration principale des versions américaine et européenne semble de meilleur goût ! La notice japonaise est très largement illustrée et on remarquera cependant que le bestiaire du manuel européen est de loin le plus complet. La séquence de fin, hélas, reste assez décevante au vue de tous les efforts que vous devrez fournir pour l’admirer...

GRAPHISMES
4
Pour un millésime 1991, on atteint ici des sommets ! La Super Famicom vient tout juste d’envahir les étals des marchands que déjà KONAMI fait montre d’une maîtrise technique presque arrogante : les environnements sont variés au possible, les décors sont détaillés et colorés comme jamais ! Le bestiaire est monstrueux (dans tous les sens du terme...) et d’une richesse jusqu’alors inédite. Seul le sprite de notre héros traîne un peu la patte.

ANIMATION
3
Là encore, KONAMI nous en met plein la vue : la nouvelle console 16-bits de NINTENDO a des capacités... ils vont s’empresser de nous le montrer ! Parallaxe, scrolling multidirectionnel, rotation, distorsion, transparence... la Super Famicom nous offre ici un véritable déluge d’effets spéciaux. Alors bien sûr, par moments, le jeu a tendance à ralentir mais de façon tellement sporadique que le joueur n’y prêtera peut-être même pas attention !

JOUABILITE
3
Presque que du bonheur : Simon peut frapper dans 8 directions, faire virevolter son fouet (qu’il peut d’ailleurs upgrader !), se balancer au bout de ce dernier et utiliser tout un arsenal d’armes (hache, couteau, eau bénite etc...) hélas, son "saut plombé" légendaire n’en fait pas le chasseur de vampires le plus agile qui soit ! A de rares moments, les escaliers peuvent également poser un petit problème...

DUREE DE VIE
4
Onze niveaux, une tripotée de boss malfaisants, quelques passages secrets et un mode Hard pas piqué des hannetons : voilà ce qui vous attend ! Les Passwords vous permettront de ne pas avoir à reprendre systématiquement l’aventure depuis le début... Personnellement, j’y joue régulièrement depuis 1992 !

SON
5
Les squelettes volent en éclats, les zombies poussent des cris rauques et les chiens hurlent à la mort dans un maelstrom confondant de réalisme... d’autres bruitages, en revanche, semblent un peu plus ésotériques mais toujours d’aplomb avec le jeu !
Au rayon bande sonore, Akumajo Dracula semble avoir été touché par la Grâce Divine : messieurs TARO et OODACHI font cracher ses tripes à la Super Famicom. Les thèmes, certains inédits d’autres bien connus, sont ici mis en valeur par une instrumentalisation de très grande qualité : orgue, clavecin et autre flûte donnent au jeu une dimension jusqu’alors inconnue renforçant encore davantage l’ambiance glauque et globalement malfaisante du soft : pendant de nombreuses années LA référence sur Super Famicom !!!
Plus de détails...

ACCESSIBILITE
5
Que vous y jouiez en japonais, en anglais ou même en yougoslave, le langue ne sera en aucun cas un barrage étant donné que le pitch du jeu est des plus classiques.

LES +LES -
+ Long et varié... que du bonheur !
+ Une bande sonore tout bonnement sublime !
+ Facture technique de tout premier choix !
+ Du sang, des croix et des statues nues !
- Le sprite de Simon n’est pas des plus réussis !
- Attention : "saut plombé" de rigueur...
- Quelques rares ralentissements.
- Versions occidentales abusivement censurées !

VERDICT
9

Si vous ne revenez pas tout juste d’un exil de dix ans sur Mars, vous n’êtes pas sans savoir que la série des Castlevania (prononcez "kasseul’vania"), créée en 1986 par KONAMI, est une des séries les plus populaires qui soient auprès des joueurs, toutes nationalités confondues ! Ainsi, quoi de plus normal, pour les débuts plus que prometteurs de la Super Famicom que de proposer un nouvel opus aux joueurs avides de chasse aux vampires ? Mais plutôt que de nous offrir un nouvel épisode, KONAMI décide de nous servir un remake du Castlevania originel sorti 5 ans plus tôt sur Famicom et MSX... Certes, nous aurions été en droit de nous attendre au pire mais le développeur nippon sait y faire avec ses joueurs et nous offre, plus qu’une vulgaire resucée, un jeu qui allait devenir un classique de la 16-bits de NINTENDO...
FMR (puisque c’est par lui que le mal est venu) décida un jour de s’offrir une cartouche japonaise avec un adaptateur AD29 flambant neuf. Son choix, plus que judicieux, se porta sur une cartouche en promo chez Espace3 : Akumajo Dracula à 290 F... Nous avions alors 15 ans et venions de découvrir un monument du jeu vidéo : la série des Castlevania ! RaF, en bon vétéran qu’il est, connaissait déjà la série depuis belle lurette et avait même failli terminer un épisode sur NES : je dis bien "failli" car, de toute évidence, le boss de fin semblait lui donner du fil à retordre... Enfin, AlW et FreD, rencontrés quelques années plus tard vouaient, eux aussi, une adoration sans bornes aux Belmont et à leurs tribulations... A vrai dire seul ce "jeune rebelle" (© Diskor 1985) de CyR détestait ce jeu... pff, mais que peut-on attendre d’un gars qui jouait à Pop Corn sur un vieil ordinateur décrépi à écran monochromatique, hein, je vous le demande ?
Bon... toujours est-il que cet épisode reste et restera à jamais gravé dans ma mémoire : son premier tableau qui se déroule dans le silence complet, son pont-levis en Mode 7 et puis le thème de Belmont qui démarre et enterre (qualitativement parlant...) toute concurrence 6 pieds sous terre ! Ensuite vous enchaînez les niveaux jusqu’au premier Game Over et découvrez avec bonheur l’existence de mots de passe... Allez plus sérieusement, Akumajo Dracula est, à mon sens, non seulement un des meilleurs épisodes de la série (dans le TOP5 en tous cas...) mais aussi un jeu majeur de la Super Famicom. Tout porte à croire que pour un de leur tout premier jeu sur ce support, KONAMI voulait frapper un grand coup... mission accomplie ! La petite cartouche de 8 MEGS est remplie à ras bord de graphismes variés et colorés, d’effets spéciaux à gogo, de créatures monstrueuses fort bien détaillées, de bosses horribles empruntés tantôt à la mythologie tantôt au folklore et surtout... surtout une bande sonore proprement ahurissante. Presque deux ans avant SQUARE, KONAMI avait déjà percé le secret du chip sonore de la belle : non seulement les thèmes sont absolument géniaux mais leur mise en musique reste, à mes yeux, une prouesse sur un support aussi récent ! Souji TARO, que l’on retrouvera l’année suivante crédité sur Axelay (encore une bande sonore absolument mortelle !) et Masanori OODACHI abattent un boulot de titan : 28 thèmes de pure folie dans une cartouche minuscule. Des remixes, bien sûr, de thèmes mythiques comme Bloody Tears (raahhh, la Clock Tower... quelle horreur !), Vampire Killer ou encore le Thème de Belmont mais d’autres (tous les autres ?), inédits, méritent tout autant notre attention : celui du corridor, de la bibliothèque, des cachots... d’ailleurs à une époque, il nous était inconcevable de commencer une partie de Castlevania sans un Sound Test en bonne et due forme !
L’autre fait marquant, à mon sens, c’est l’utilisation plus que judicieuse des effets spéciaux propres à la Super Famicom : parallaxe à n’en plus finir, rotation et distorsion (le quatrième niveau en est la plus remarquable illustration...) et transparence ! Sans jamais trop en faire, les développeurs ont su tirer partie de la puissance du support pour transcender l’ambiance du soft : jusqu’à présent nous n’avions qu’une représentation "techniquement limité" de l’univers de Castlevania (à travers les épisodes Famicom, MSX et Game Boy...), désormais, avec la Super Famicom, la série prend un nouvel élan : c’est beau à voir et à entendre ! Le gameplay, même s’il n’innove pas autant que le reste n’en demeure pas moins très plaisant : Simon peut frapper dans huit directions aussi bien au sol dans les airs et il vous est possible de faire virevolter son fouet. On regrettera juste son saut plombé mais là encore, rien de totalement ingérable ! Comme pour tout Castlevania qui se respecte, les patterns des ennemis ont été soigneusement préparés avec amour : il y a toujours une petite chauve-souris, une petite tête de Méduse ou encore un squelette bien placé pour vous projeter dans le vide ou vous faire rater un bonus : mais ça, c’est la marque de fabrique de la série, c’est presque incontournable ! Et c’est encore plus vrai lorsque vous vous attaquerez au mode Hard (après avoir fini le jeu une première fois...) : plus d’ennemis... encore plus mal placés, que du bonheur, en somme !
Au niveau des défauts... rien de très conséquent à se mettre sous la dent : quelques petits ralentissements qui ont visiblement été corrigés pour les versions américaine et européenne. Versions qui d’ailleurs souffrent d’une censure complètement abusive : les croix et les statues dévêtues supprimées passent encore, mais le sang rouge qui devient vert afin de le faire passer pour de l’acide ou du slime, ça, c’est pathétique ! Ou voulaient-ils en venir ? A "Simon Belmont au pays de Ghostbuster" ? On remarquera aussi que la couleur de la police d’écriture en dehors du Japon est d’un flashi presque ridicule... Voilà, pour toutes ces raisons, vous devez impérativement posséder la version japonaise du jeu (et d’une façon générale, toujours la version japonaise pour un Castlevania !).
Voilà, nous arrivons bientôt à la fin de ce test assez peu conventionnel je le reconnais... mais vous raconter le jeu en long, en large et en travers a déjà été fait partout... moi, j’ai préféré vous raconter "mon" Castlevania... et si vous ne le connaissez pas encore, j’espère que mes quelques screen-shots vous auront donné envie de tenter un petit voyage en Transylvanie au cœur de Castlevania afin de régler son compte au Comte Dracula. Il y’a juste une petite question qui me taraude : la malédiction des Belmont (à savoir éliminer Dracula et ses sbires de père en fils) ne serait-elle pas devenue celle des fans de cette série incroyable : à chaque nouvel opus, le joueur part "en croisade" contre le Seigneur de la Nuit et, une fois sa tâche accomplie, il angoisse dans l’attente d’un nouvel épisode (sur quel support, sera-t-il meilleur ?...) dans lequel il devra, à nouveau, mettre un terme aux agissements de Dracula et ainsi de suite et ce, depuis bientôt 20 ans !? Une chose est sûre : Akumajo Dracula est un filon inépuisable dont le nom est indissociable de celui de KONAMI et... de la 2D ! Ca a déjà été prouvé par le passé et je ne pense pas que l’épisode "Curse Of Darkness" qui arrive très prochainement me fera mentir ! Quoiqu’il en soit, cet Akumajo Dracula est, sur Super Famicom, un soft incontournable que tout fan de la série et/ou de la 16-bits de Big N se doivent de posséder... plus qu’un simple jeu, c’est une pierre angulaire de la série !


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